jeudi 29 septembre 2011

PLUS QUE JAMAIS OUI À L'UNION EUROPÉENNE, MAIS CELLE DE LA PAIX, DU PROGRÈS SOCIAL ET HUMAIN COMME LE VEULENT LES PEUPLES ET NON CELLE DE LA "RÈGLE D'OR" ET DU "PACTE EURO PLUS".

*1957, Traité de Rome: "communauté du charbon et de l'acier" afin d'augmenter les profits d'une poignée de multinationales au détriment de la sidérurgie française, et principalement contre la sidérurgie et les mines de Lorraine et du Pas de Calais.


*Au fil du temps s'est bâtie l'Union Européenne dans les crises et les fractures-réunification de l'Allemagne, effondrement de l'URSS, partition de la Yougoslavie avec les guerres en Serbie, Bosnie....

De la CECA à la CEE à 6, 12, 15, l'UE aujourd'hui à 27 pays membres englobe la quasi totalité des pays du continent européen.

*1992, Traité de Maastricht et libre circulation des capitaux et des marchandises (dont la main d'œuvre) sur la base du "marché ouvert et concurrentiel".


*Années 2000, "pacte de stabilité" monétaire assorti de "la réduction des déficits publics", c'est à dire privatisations et réduction à outrance des services publics rendus aux populations soit la santé, l'éducation, l'énergie, la poste, etc... considérés non plus comme des droits nécessaires au bien-être commun mais comme de vulgaires marchandises sources de profits privés pour des rentiers.
La "zone Euro" créée à l'époque est l'instrument monétaire d'une politique "ultra libérale" privilégiant la financiarisation de l'économie et la spéculation effrénée sur toutes les "places
financières" aboutissant aux gabegies de richesses publiques au détriment des besoins humains.


*Depuis 2007, malgré le NON massif du 29 mai 2005 en France et dans plusieurs pays européens au Traité constitutionnel européen (TCE), Sarkozy fait passer le Traité de Lisbonne (hélas par l'abstention des députés et sénateurs socialistes) et la majorité des 2/3 de
parlementaire réunie en congrès à Versailles.


*2008, la crise inévitable de ce système spéculatif fondé sur la rentabilité exclusive et abusive des capitaux, expose les limites de cette Europe du capital au détriment de tous les peuples. Plus de 2000 milliards d'Euros d'argent public furent engloutis pour renflouer le système bancaire en déroute, sans aucune contrepartie pour que la puissance publique en prenne le contrôle afin d'empêcher que ne se reproduise et ne s'amplifie la "bulle spéculative" qui est l'essence même du système.


*2011, c'est "l'austérité" salariale et sociale à tous les étages et pour tous les peuples afin de permettre aux spéculateurs de poursuivre sans vergogne leurs pharamineuses gabegies financières sources de fabuleux profits pour une minorité, mais de chômage, de misère, de
souffrances et d'injustices indicibles pour les peuples qui n'ont pour toute richesse que leurs têtes et leurs bras.

Dernier avatar, à titre d'exemple de ce système immonde, la réduction des 2/3 de l'aide alimentaire européenne aux plus démunis (Croix-Rouge, Secours Populaire, Secours Catholique, Banque alimentaire, Restos du coeur...), sans parler du pillage de la Grèce à qui les banques prêtent à 15% de l'argent fourni par la BCE (banque centrale européenne) à 1%.
Evidemment, mon point de vue qui n'est pas celui d'un spécialiste mais d'un citoyen qui n'a pas la mémoire courte, manque sans doute d'humour.

Dans ce café bien noir que nous servent les maîtres du veau d'or avec leur "règle d'or" et leur "pacte euro-plus", je me dis qu'il est temps de changer la donne par la vraie solidarité entre tous les peuples européens qui s'indignent en Europe, au Maghreb, en Amérique latine.
Il est temps que la monnaie commune serve à échanger (ce qui est fondamentalement sa fonction) pour le progrès humain et non pour la mise en concurrence, la division et l'exploitation des peuples.


Si une hirondelle n'annonce pas le printemps, ce qui vient de se passer ce 25 septembre 2011 au Sénat est un bon coup de semonce (j'écrivais semence) d'un monde nouveau à conquérir par les luttes collectives du local au global.


Rendez-vous pour l'école mardi 27 septembre, pour les retraites et la dépendance le 6 octobre, le 11 octobre pour les salaires et l'emploi...


TOUS ENSEMBLE avec nos différences, faisons chorus pour que change la vie.

Georges Darricau

jeudi 14 juillet 2011

14 juillet 2011, Fête de la Nation :

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

Vive la République !


Citoyennes, citoyens,

Il y a 222 ans que la Bastille était conquise avec les droits républicains sur la monarchie absolue.

Cela ne s'est pas fait en un jour et il en a fallu des indignations, des engagements, du sang et des larmes pour obtenir l'abolition des privilèges qui transmettaient pouvoir et fortune à la classe de la noblesse par leur seule naissance. Le droit du sol se substituait au droit su sang.

Après la trahison du roi et de sa classe parjures du serment fait devant le peuple lors de la Fête de la Fédération le 20 juin 1791 : "Moi, Roi des Français, je jure à la Nation d'employer tout mon pouvoir à maintenir la Constitution et à faire exécuter les lois" (édictées par la 1ère Assemblée Nationale) et sa fuite le lendemain pour rejoindre les armées coalisées des monarchies d''Europe dans le but d'écraser la Révolution et rétablir son pouvoir, le roi fut arrêté à Varennes le 21 juin 1791.

La Première République fut proclamée le 20 septembre 1792 au lendemain de la victoire de l'armée populaire des « Sans-culottes » à Valmy sur les armées contre-révolutionnaires.

Louis XVI est renversé lorsque les sans-culottes parisiens attaquent les Tuileries le 10 août 1792. Il est emprisonné au Temple avec sa famille.

Le 3 décembre 1792, le citoyen Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention, constituée en tribunal pour l'occasion. Il est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s'enfuir à l'étranger en juin 1791 (fuite à Varennes) et avoir comploté avec l'étranger.

707 députés sur 718 présents jugent le roi coupable de conspiration contre la sûreté de l'État. Par un vote qui dure 36 heures, les députés se prononcent sur la peine à appliquer. Il s'en faut d'une voix que Louis XVI échappe à la guillotine. Il est exécuté le 21 janvier 1793.

Après maintes intrigues et manœuvres sanglantes, la Bourgeoisie a pris le pouvoir. Les magnats de la grande industrie et des affaires s'est accaparée les biens nationaux pour s'enrichir en exploitant le peuple paysan et ouvrier.

Il a fallu d'autres révolutions et d'autres luttes populaires pour imposer les droits des paysans et des salariés sur les profits prédateurs de la bourgeoisie au pouvoir.

Il y a 140 ans, La Commune fut proclamée en mars 1871 comme le premier état ouvrier au monde instaurant une ère nouvelle de progrès social et démocratique. Elle dura 100 jours et fut réprimée dans le sang par la bourgeoisie versaillaise qui n'avait pas hésité à faire alliance avec les armées prussiennes pour mater le peuple en cédant au roi de Prusse l'Alsace et la Lorraine.

Après la fin dramatique de la Commune, ce qui reprend vie va s’inscrire dans la continuité de la fin du second Empire, à savoir l’émergence du fait syndical. Profitant d’un relâchement de la répression en 1879, les Chambres syndicales sont de plus en plus nombreuses. Cette affirmation se concrétise par la conquête du droit syndical en 1884. Petit à petit ce mouvement s’organisera à l’échelle nationale et donnera naissance à la CGT.

En ce XXIème siècle le sort fait aux peuples par la bourgeoisie d'affaires au pouvoir en France, en Europe, dans le monde, les guerres pour le profit d'une caste, la mise en concurrence des salariés tenus en laisse par la misère et la précarité, l'enfumage des esprits par médias interposés, l'asservissement par le consumérisme et le repli sur soi au détriment de la solidarité et de la lutte pour les droits humains et démocratiques, appellent la prise des bastilles de l'injustice capitaliste.

Sextidi, 26 Messidor an CCXIX

Citoyen Darricau Georges

lundi 11 juillet 2011

TRANSPORTS : DE QUOI PARLE-T-ON ?

Ci-dessous la tribune publiée dans le Sud-Ouest d'aujourd'hui d'Alain BACHE,
Conseiller Régional d'Aquitaine


L'arrivée d'une ligne LGV dans notre région suscite débats, échanges.
Quoi de plus normal quand il s'agit de projets de cette importance ?
Sauf qu'on en oubli parfois de faire le lien avec l'ensemble de la
problématique des transports (routes, aérien, fluvial, rail).
Nous ne pouvons détacher l'ensemble de ces problématiques.
L'aspect coût ne peut à lui seul être pris en compte, surtout au regard
des débats qui existent notamment ceux liés aux questions
environnementales et énergétiques.
Dans le contexte actuel, le train retrouve une pertinence mais personne,
y compris à la SNCF, n'avait anticipé un tel retour en grâce du train. A
titre d'exemple, dans notre région, la fréquentation des TER a augmenté
de plus de 42% ces dernières années. Il y a donc lieu à réfléchir et
décider de développer le réseau ferré en France, mais aussi en Europe.
Aujourd'hui, il y a lieu de faire le bilan de la réforme de 1997 qui a
séparé la SNCF en deux entités, SNCF et RFF, car il est une réalité nous
allons tout droit vers une impasse financière. Ce modèle n'optimise pas
la dépense collective. RFF cherchant à tout prix des ressources en
augmentant les péages ce qui contraint la SNCF à consacrer une part
importante et sans cesse croissante de ses moyens au péage.
Aujourd'hui, il est une évidence, nous avons besoin d'un pôle public
national du transport. Faut-il rappeler que le réseau existant souffre
de dizaines d'années de sous-investissements et que la dette du système
ferroviaire n'est pas une mauvaise affaire pour tout le monde puisque
les intérêts de la dette de RFF s'élèvent annuellement à un milliard
d'euros et que l'État contraint la SNCF à lui verser des dividendes (69
millions d'euros pour 2010) qui s'ajoutent aux 3,6 milliards d'euros de
péage pour faire rouler les trains ?
Ce qui est sûr c'est que nous ne pouvons pas continuer dans les mêmes
logiques, ainsi que dans les logiques du tout-camion.
Donc tout doit être mis en œuvre pour développer le réseau ferré pour
irriguer l'ensemble des territoires pour une égalité d'accès des
populations.
Il est également un besoin, la rénovation des voies existantes mais cela
ne peut suffire si l'on veut rompre avec ces logiques.
Pour développer le rail, il est nul besoin d'un partenariat public
privé, c'est triple bingo pour VINCI, pas plus qu'une ouverture à la
concurrence qui ne se traduira que par une augmentation des prix et une
dégradation du service rendu.
On sait ce qu'il en est de l'ouverture à la concurrence du fret, le
bilan est désastreux.
Il est donc urgent d'investir dans le ferroviaire. D'une part pour
pouvoir rompre les logiques actuelles du tout-camion, et d'autre part
pour lutter efficacement contre le rejet de CO2. Le coût n'étant que
secondaire -on trouve bien des milliards pour faire la guerre, pourquoi
ne seraient-ils pas utilisés pour le développement humain ?
Pour établir une certaine vérité, les élus du Front de Gauche, du Parti
Communiste Français, du Parti de Gauche, n'ont à aucun moment voté pour
le projet actuel de la LGV. Nous avons une conception d'une politique
des transports conquérante et novatrice et ce en cohérence avec les
besoins des hommes et des territoires. Celle qui fait du transport et
des déplacements un enjeu national qui va de la vie quotidienne au
développement économique du pays à un moindre coût social,
environnemental et économique.
D'ailleurs, il serait normal qu'un bilan soit effectué sur la
décentralisation des TER et que la Région puisqu'elle a cette compétence
soit très exigeante vis-à-vis de l'État, de la SNCF et de RFF. Exigeante
sur les moyens humains qui assurent le bon fonctionnement des services
et de la sécurité des voyageurs, exigeante sur le maintien des gares
existantes ainsi que sur leur développement, exigeante sur le maintien
des sites de triage des wagons comme le site de Hourcade, et que soit
demandé que les investissements d'aujourd'hui consacrés au système
ferroviaire soit considéré comme une avance remboursable due à la Région.

Alain BACHE
Conseiller Régional
Président du Groupe Front de Gauche

dimanche 5 juin 2011

Spécial conférence nationale

La conférence nationale qui s'est tenue ce week-end a vu l'adoption de texte (résolution et bulletin de vote). Vous pouvez en prendre connaissance dès à présent.

La résolution adoptée par la conférence (votants 672, exprimés 654, pour 63,91%, contre 36,39%), ainsi que le texte du programme populaire partagé dans sa dernière version. Le bulletin de vote (dont le principe a été adopté à près de 80% des voix) vous sera transmis dans les prochains jours et comportera trois options.

Des photos sont également disponibles.

Toutes les infos ici : http://www.pcf.fr/10388

mercredi 4 mai 2011

Moins de profs, plus d’élèves : un crime contre le besoin de scolarité

A l’arrivée de la droite en 2002, il y avait 862 610 postes de fonctionnaires (pas seulement les enseignants) dans l’éducation nationale. Après la décentralisation et les suppressions de postes sous Chirac, ils n’étaient plus que 838 177 en 2002. Avec Sarkozy, on est tombé à 804 043 à la rentrée la rentrée 2010. Et voilà que le gouvernement annonce une suppression supplémentaire de 16 000 postes à la rentrée 2011, ce qui conduirait aux alentours de 788 000 seulement.
En neuf ans, de 2002 à 2011, ce sont plus de 74 600 postes supprimés, soit 8,6% !

Dans le même temps, la natalité ne cesse de progresser : 774 800 nouveaux nés en 2000 (scolarisables en 2002) pour 797 700 naissances en 2010 !
Qui va enseigner à ces enfants en nombre croissant ?


Les solutions du Gouvernement sont intolérables : favoriser le privé, fermer les classes de maternelle, entasser les élèves dans les classes, et, au nom de l’autonomie des établissements, obliger à recruter localement des profs vacataires pour les établissements qui le pourront selon les dons du privé, des familles et des collectivités locales.

Le PCF dénonce cette conception inégalitaire du service rendu aux publics dans un fonctionnement marchand. Pour préparer la rentrée 2011, il se joint à toutes les forces disponibles pour obtenir la réouverture de toutes les classes nécessaires dès l’âge de 2 ans, de tous les postes d’aide, de tous les postes dans le secondaire où arrive la vague du baby-boom de l’an 2000, ainsi qu’au lycée où les réformes annoncent une rentrée catastrophique.

Le projet du PCF va dans le sens contraire : pour préparer tous les futurs adultes à vivre et travailler dans un monde modelé par des savoirs de haut niveau, l’école a besoin des moyens pour conduire une nouvelle étape de démocratisation scolaire avec des efforts de la maternelle à l’enseignement supérieur. Nous vous invitons à participer à l’élaboration du projet populaire partagé dans le cadre du Front de gauche, pour confronter les propositions et faire entendre le besoin d’une autre politique.

samedi 15 janvier 2011

Cantonales 2011 :

Une élection décisive pour les enjeux de l’école.

La « lettre du réseau école » en ligne fait le point sur les enjeux scolaires des prochaines élections dans un dossier spécial : http://www.pcf.fr/IMG/pdf/La_lettre_octobre_10.pdf

L’analyse des réformes en cours :

· elles veulent limiter l’enseignement réalisé par les profs fonctionnaires d’Etat au « socle commun » minimal en élémentaire et collège ; et, avec le débat « écran de fumée sur les rythmes », arrêter l’éducation nationale en début d’après midi… le reste du programme sera enseigné seulement dans les établissements où des « intervenants » seront embauchés sur CDD… mas par qui ?

· ces réformes veulent conduire à une autonomie financière des établissements scolaires pour qu’ils embauchent eux-mêmes les profs contractuels… grâce aux financements que les établissements trouveront, soit en mettant sous tutelle des financeurs privés, soit en faisant payer les familles pour tout ce qui deviendrait « optionnel », soit en faisant du chantage aux collectivités locales pour qu’elles compensent le désengagement de l’Etat. Mais elles disposent de moyens inégaux.

La lettre du réseau école fait des propositions alternatives sur la relation de l’Ecole au territoire (en zone rurale ou urbaine), sur le retour dans la mission nationale de tous les enseignants et CPE. Le rôle des collectivités est ailleurs, dans les infrastructures et la création des conditions pour que l’Educaiton Nationale assume sa mission.

La page 12 résume le dossier et peut être utilisée pour emprunter des idées pour les professions de foi et les matériels de campagne.

Assemblée nationale des secrétaires de section

Le rapport de Pierre Laurent

Assemblée nationale des animateurs-trices de sections du PCF - Villejuif - 8 janvier 2011

Cher(e)s camarades,

En vous adressant à mon tour mes meilleurs vœux de bonheur pour l’année 2011, et à travers vous, à tous les communistes, je veux, en tout premier lieu, saluer la formidable énergie militante qui anime notre parti et que vous représentez ici aujourd’hui. C’est une richesse inestimable. Et je sais combien vous vous dépensez pour la développer. En ces temps d’abaissement de la politique, de mépris pour la démocratie, de pessimismes et de déclinismes revendiqués, la somme d’engagements désintéressés qui constitue notre parti, ses militants comme ses élus, est une belle raison d’espérer. Or des raisons d’espérer, les Français en manquent singulièrement ces temps ci, notamment en politique. L’existence de notre parti, de sa vitalité militante en est une. Cela méritait donc d’être dit.

Notre journée de travail est dense. Je serai donc concis.

Le Conseil national réuni hier a pris des décisions importantes. Il a eu un débat de grande qualité, qui augure bien de celui qui peut être le nôtre aujourd’hui, qui peut et doit être celui de tout le Parti. Vous avez entre les mains l’adresse aux communistes qu’il a adoptée. Je veux brièvement vous la commenter pour introduire notre discussion.

Ces décisions visent à nous mettre dans l’action sans tarder en 2011 ; à impulser notre démarche de rassemblement avec le Front de gauche autour d’un projet d’issue à la crise ; à lancer le processus démocratique qui permettra la prise de nos décisions pour les élections présidentielle et législative de 2012.

Pour aller directement au fait sur cette question, notre Conseil national a décidé la convocation d’une conférence nationale les 4 et 5 juin et un vote de tous les communistes les 16, 17 et 18 juin. La conférence nationale aura pour seul point à l’ordre du jour nos choix politiques et de candidatures pour 2012, ce qui va permettre de centrer les débats sur cette unique question, décisive s’il en est.

Après discussion, le Conseil national a préféré cette option, totalement conforme à nos statuts comme le rappelle l’adresse adoptée hier, à celle initialement envisagée d’un Congrès avant l’été. Pourquoi ? Parce que cet ordre du jour ramassé sur la question centrale des choix pour 2012 permettra l’expression pleine et entière de la souveraineté des communistes. Nous allons disposer de six mois pour faire nos choix en toute clarté.

L’ordre du jour d’un Congrès, avec élections des directions, révision des statuts, et transformations du Parti aurait été trop chargé dans les délais impartis. Nous tiendrons ce prochain Congrès plus tard. Nous proposons que les communistes en décident la date souverainement au cours de la conférence nationale sur proposition du Conseil national. Nous penchons plutôt pour l’automne 2012, et non l’automne 2011 qui paraîtrait trop rapproché. Cela sera un moment politique propice pour tirer le bilan des élections de 2012 et prendre les décisions qu’imposera en toute hypothèse la nouvelle situation politique post-présidentielle. Mais je le répète, nous avons le temps de décider cette date d’ici juin.

Voilà pour le calendrier. Il est important, parce qu’il va rythmer notre vie démocratique. Les communistes voulaient un cadre net et précis. Il l’est. Il devrait nous permettre d’être en ordre de bataille pour 2012 le plus tôt possible. Ce sera chose faite. Notre responsabilité sera de tout faire à partir d’aujourd’hui, absolument tout, pour que les communistes puissent investir pleinement ce débat. Nos décisions ne seront fortes que si elles sont pleinement démocratiques. J’ai toute confiance dans votre travail, dans les communistes pour cela.

Permettez-moi maintenant de souligner brièvement trois idées.

La première idée concerne l’année 2011. A écouter la plupart des commentateurs politiques, on se demande parfois si elle va exister. Au mieux, elle n’est citée que comme une année de transition avant 2012. Eh bien non ! En 2011, messieurs les profiteurs, pas question de vous laisser dormir tranquilles. Il y a trop de souffrances et d’intolérables inégalités pour cela ! Les huit premiers jours de l’année viennent de nous éclairer avec éclat : des vœux de Sarkozy plus indécents que jamais, ignorant toute aggravation de la situation du pays et toute contestation de sa politique ; un coup de poignard de Manuel Valls dans le dos de la gauche qui sert sur un plateau à l’UMP une nouvelle attaque sur les 35heures ; une réplique cinglante à travers le sondage de l’Humanité dans lequel 56% des Français refusent spontanément cette remise en cause et des luttes sociales qui repartent déjà… Le décor est planté : que personne n’en doute, nous entrons dans une nouvelle année de combats acharnés.

2011 s’annonce en vérité dans la foulée de 2010 : une année de crise capitaliste aggravée et de brutalité gouvernementale amplifiée d’un côté ; une année de luttes et de mobilisations sociales de l’autre. Le succès du livre de Stéphane Hessel atteste que la révolte des consciences est plus que jamais là. Le boycott de la cérémonie des voeux par la CGT relaie ce cri qui monte dans le pays : « le mépris, ça suffit ! ». Oui, c’est une année d’indignation politique dans laquelle nous devons nous engager, une année de fronts de résistances et de luttes sociales, politiques, démocratiques tous azimuts.

Quand tant de femmes et d’hommes, de familles sont frappés par la crise et la politique gouvernementale ; quand une femme disposant de 600 euros de revenus est traînée en justice pour avoir frappé un employé d’EDF venu lui couper l’électricité ; quand un train met vingt quatre heures à traverser le pays parce que la SNCF désorganise le service public ; quand on passe la barre des 4 millions de chômeurs, des 66 400 postes supprimés dans l’Education nationale depuis le début du quinquennat ; quand le scandale du Mediator révèle la rapacité meurtrière de certains laboratoires privés ; quand l’Union européenne et la zone euro s’enfoncent dans une crise aussi profonde au point que leur éclatement n’est plus à écarter …oui la cote d’alerte est atteinte et dépassée. Et oui, comme vous le propose le Conseil national, notre mot d’ordre doit être partout et en toutes circonstances : « debout et solidaire contre la crise ».

Je ne développe pas plus ici. Vous qui êtes tous les jours sur le terrain comprenez parfaitement ce que cela exige de notre part, pour créer de la solidarité et de l’action contre la résignation, pour batailler avec nos propositions. Et nous avons vu sur les retraites l’enjeu crucial qu’il y a à faire valoir en tous domaines des propositions alternatives argumentées capables de mettre en pièces l’argumentation adverse.

Chacun le comprend dans ces conditions, c’est dans la résistance et dans les luttes que se joue déjà la bataille du projet.

La seconde idée concerne la nature du défi politique qui est dans ces conditions devant nous.

La colère contre les inégalités, l’indignation contre les privilèges de l’argent, le rejet de Nicolas Sarkozy, l’aspiration au changement, la disponibilité pour un projet de gauche grandissent. Et pourtant, pour l’alternative politique, rien n’est joué.

Pourquoi ? Parce que tout est fait pour interdire le chemin de la politique, d’un nouveau projet politique à ces attentes populaires. Le système est cadenassé. Le débat sur les 35 h ? C’est la version Valls ou la version Sarkozy, autant dire la peste ou le choléra. Comment s’étonner dans ces conditions que le doute soit si fort sur la gauche, si c’est çà le débat sur l’alternative. La parole et le débat publics sont bafoués et confisqués par une droite sarkozyste autoritaire, et par une partie de la gauche qui n'a plus le courage des transformations sociales, économiques et politiques nécessaires. Si le débat présidentiel continue à se résumer à un match de boxe qui oppose une droite et une extrême droite qui cognent comme des brutes contre une gauche qui se bat les mains liées dans le dos, c’est la machine à perdre pour notre peuple qui à coup sûr se remet en route. Voilà le scénario catastrophique qu’il faut casser et dont rêve Marine Le Pen et le FN.

Mesurons-nous suffisamment les dégâts provoqués par une telle situation, si ne s’ouvrent pas au même moment, en chaque occasion d’autres pistes, d’autres espaces de débats alternatifs. La crise n’ouvre pas automatiquement d’espace pour le changement. Elle a des effets très contradictoires. C’est à nous en permanence de créer ces espaces d’idées, de rassemblement, de projets alternatifs, où des gens trouveront l’espoir, les forces, les propositions pour penser autrement l’avenir.

Voilà donc ce que nous voulons changer. Nous voulons faire sauter les interdits et les dogmes qui verrouillent le débat pré-présidentiel tel qu'on veut nous l'imposer. Est-ce que c’est possible ? Oui, nous le pensons.

C’est pour cela que nous avons initié le Front de Gauche : pour faire grandir au cœur de la gauche un espace pour la construction d’un nouveau projet politique. Avec le Front de gauche, notre objectif est de redonner au peuple, aux forces sociales et citoyennes l'espace et le pouvoir de construire le projet collectif qui répondra à leurs attentes, parce qu’il portera de vraies réponses à la crise capitaliste.

Beaucoup doutent que ce soit possible. C’est ce doute que nous devons faire reculer en étant la force de l’espoir, celle qui propose d’additionner et non de diviser les énergies disponibles à gauche, en appelant toutes les femmes et les hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, républicains de progrès, féministes, militants syndicaux et associatifs, citoyens, à s'engager avec nous dans ce projet ! A tous, nous devons dire : travaillez avec nous à un projet utile pour la gauche, plutôt que de vous morfondre devant le spectacle de la querelle des égos.

Alors, sommes-nous capables de rendre ce projet, ce chemin crédibles ? Autrement dit, sommes-nous capables de le rendre populaire, visible en gagnant de très nombreux de nos concitoyens à s’y investir. C’est à cela que devons nous atteler.

Oui, tout ce trimestre, tout ce semestre, nous vous proposons de multiplier les initiatives, les espaces de rencontres à tous les niveaux qui permettent à plus de femmes et d’hommes de s’y engager. Sept forums nationaux du Front de Gauche et une première convention nationale de notre parti sont déjà programmés au premier trimestre. Mais c’est une multitude d’initiatives thématiques, décentralisées que nous devons impulser. Et une première synthèse nationale de tout ce travail sera organisée par notre parti, en lien avec nos partenaires du Front de gauche au second trimestre 2011, avant que nous prenions nos décisions pour 2012.

La bataille des élections cantonales, dont nous venons de parler précédemment, doit être aussi un moment d’accélération de ces initiatives, en lien avec les enjeux de ce scrutin.

Et puis, il nous faut maintenant prendre de nouvelles initiatives pour favoriser l’implication de toutes celles et ceux, de toutes les énergies citoyennes, syndicales, associatives, intellectuelles qui se déclarent disponibles dans la durée pour cette démarche, aux côtés des trois formations qui structurent actuellement le Front de gauche. Il ne s’agit pas de reproduire le débat que nous avons eu sur les adhésions directes, et de créer des structures qui entreraient en concurrence avec les partis du Front de gauche. Nous devons innover. Pourquoi pas, par exemple, des lieux de travail régulier, en quelque sorte des assemblées citoyennes associées au Front de gauche dans nos communes ou des entreprises pour impliquer toutes celles et ceux qui se sentent disponibles ou au contraire « délaissés » par la politique. Qu’ils réinvestissent le débat politique peut tout changer ! La résignation et l’abstention sont nos pires ennemis.

Nous pouvons commencer à pousser la réflexion sur toutes ces questions dans notre débat en ruches et en plénière aujourd’hui. Nous le voyons bien, c’est un grand défi. Ce que nous voulons, c’est changer le cadre politique que l’on cherche à nous imposer, parce que sinon, en cadenassant le débat sur des issues véritables et progressistes à la crise, il écarte de la politique ceux qui devraient s’en mêler.

Si nous n’y parvenons pas, alors la présidentielle continuera à tordre, à défigurer le débat politique, jusqu’à le rendre méconnaissable pour la majorité de nos concitoyens. Au contraire, si nous y parvenons, si le Front de gauche apparaît comme une dynamique, montante, rassembleuse, ouverte, porteuse d’avenir, tout peut changer.

Cela se joue évidemment dès maintenant. L’année 2011 peut beaucoup compter.

La troisième idée concerne dans ces conditions la manière d’engager le débat sur les échéances de 2012. Parce qu’à nos yeux, objectifs politiques et choix de candidatures sont intimement liés, le Conseil national propose une méthode simple et claire.

Amplifier dès maintenant le débat sur les objectifs, le programme, le type de campagne présidentielle et législative, les critères de candidatures que nous devrions porter en 2012.

La grande majorité du Conseil national réaffirme son choix que tout soit fait pour parvenir à des candidatures porteuses de la démarche de rassemblement entreprise avec le Front de gauche. Mais il réaffirme tout aussi nettement que l’accord souhaitable sur ces candidatures ne pourra se conclure que sur un contrat politique clair. Tant qu’il ne sera pas scellé, rien ne sera réglé. Et soyons plus clairs encore, ce ne sont pas les pressions, quelles qu’elles soient, qui changeront cela. Les communistes sont maîtres de leurs décisions, et ils n’ont aucunement l’intention de s’en dessaisir.

Pour ce contrat politique, nous voulons travailler à quatre questions essentielles :

1) Un texte d’orientation fixant les ambitions politiques du Front de gauche pour 2012 : pour nous, l’objectif est de battre Nicolas Sarkozy et sa majorité, sans ambiguïté possible ; de barrer la route à l’extrême-droite ; de faire gagner la gauche, d’ancrer son projet à gauche, de permettre la mise œuvre de grandes transformations sociales par une nouvelle majorité politique de gauche, dans laquelle les idées et les propositions portées par le Front de gauche, son poids électoral, le nombre de ses députés, notamment communistes, pèsent le plus possible.

2) Un programme populaire et partagé autour des grandes priorités que le travail engagé doit permettre d’énoncer. L’adresse du Conseil national évoque de premiers axes : reprendre le pouvoir sur l’argent, l’argent public, celui des banques, celui des entreprises ; éradiquer le chômage, la précarité et la souffrance au travail ; promouvoir tous les services publics ; donner un nouvel élan à la réalisation de l’égalité femme-homme ; impulser la transformation sociale et l'adaptation de notre mode de développement aux enjeux écologiques ; remettre au cœur du contrat social les droits et les libertés et construire une VIe République ; refonder l'Europe pour l'émanciper des marchés financiers, et en faire un espace de coopération et non de mise en concurrence, et non sortir de l’Europe et de l’euro comme le proposent certains.

3) Une campagne qui repose sur l’élargissement populaire et citoyen du Front de gauche avec un dispositif collectif qui récuse la personnalisation présidentialiste, soit à l’image de la pratique politique que nous voulons, fasse vivre la diversité de la démarche engagée, en garantisse les objectifs politiques.

4) Un cadre commun pour les élections législatives qui doivent être menées de pair pour rendre clairement visible le sens de notre bataille pour une nouvelle majorité politique.

Est-ce que nous avons la force de parvenir à un tel type de contrat politique, est-ce que nous pouvons gagner cette bataille, et surmonter les obstacles que nous rencontrons aussi dans le Front de gauche sur sa conception et ses objectifs ? Oui, je le pense très sincèrement, et c’est une bataille, dans laquelle la force des nos idées, l’élargissement que nous visons peuvent être de sérieux atouts.

C’est sur la base de ce travail et du contrat commun qu’il dégagera que le Conseil national propose de trancher au second trimestre, dans la préparation de la conférence nationale, la question des candidatures. Un Conseil national prévu les 8 et 9 avril ferait le point sur ces quatre questions et lancerait cette seconde phase.

D’ici là, toutes les candidatures devront se déclarer, être portées à la connaissance des communistes, et le débat être organisé partout autour de ces candidatures. Comme vous le savez, celle d’André Chassaigne est déjà déclarée. Et les initiatives qu’il multiplie dans le pays contribuent à faire rayonner la conception du Front de gauche que nous voulons impulser. La convocation de la conférence nationale hier par le CN a officiellement déclenché cet appel à candidatures. Evidemment, toutes les candidatures issues de l’espace du Front de gauche seront versées au débat des communistes et devront être examinées. Jean-Luc Mélenchon, nous le savons déjà, sera l’une d’entre-elles.

Voilà, chers camarades, le sens des décisions adoptées par le CN à une très large majorité de 70%. Elles nous permettent, je crois, d’entrer dans l’année 2011 avec combativité et confiance. L’assemblée d’aujourd’hui va permettre à tous de partager et de discuter pour mieux les mettre en œuvre. Nous pouvons donc tous ensemble nous donner de sérieux atouts pour les mois qui viennent.

Permettez-moi de conclure sur une question.

Des camarades s’inquiètent de l’avenir du Parti dans cette affaire. Des journalistes, plus triviaux, me demandent si je ne m’apprête pas à remettre les clés du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon. Sur cette deuxième question, la réponse est simple : le Parti communiste n’est pas à prendre, pas plus que sa direction, et cette question, que je sache, n’est pas à l’ordre du jour de l’élection présidentielle. Elle appartient aux communistes qui l’ont très récemment tranchée. N’ouvrons pas nous même un débat qui n’a donc pas lieu d’être. Et disons clairement à tous ceux qui voudraient en faire un des enjeux du rassemblement à la présidentielle qu’ils n’aboutiraient qu’à le diviser.

La question que nous voulons, nous, mettre à l’ordre du jour c’est celle de la possibilité d’un changement favorable à notre peuple. Et oui, pour cette raison, nous visons pour cette fois en 2012, une candidature de rassemblement du Front de gauche à l’élection présidentielle, qui soit la candidature non du seul Parti communiste, non d’un futur parti unique, mais bel et bien d’un rassemblement divers, comme fut celui de 2005, où se retrouveront si nous atteignons nos objectifs, les communistes, des ex-socialistes, des socialistes, des écologistes, des féministes, des militants syndicaux, associatifs, des intellectuels…La diversité de ce rassemblement nous ne la subissons pas, nous la recherchons, en même temps que la cohérence de ses objectifs et de son programme.

Quant au Parti communiste, à son développement, ils sont plus que jamais indispensables au déploiement et à la réussite du Front de gauche. La place du Parti communiste, de ses militants, de ses élus, dans ce rassemblement est un atout majeur qui ne peut être traité à la légère. L’effacement du Parti communiste, ce serait d’ailleurs l’affaissement assuré du Front de gauche. Qui y a intérêt ? En tout cas, personne dans notre peuple et dans le Front de gauche. Quant à nous, le Parti communiste, c’est en cherchant à faire vivre ce rassemblement dans la cohérence, sans complexe, avec nos propositions novatrices, avec esprit d’ouverture et sans hégémonie, que nous serons toujours mieux nous-mêmes. Ayons confiance dans l’effort de développement, de renforcement et de transformation du Parti que nous avons engagé. Oui, le Parti communiste, tourné vers les enjeux du XXIe siècle, a vocation a retrouver une grande place dans la vie politique nationale.

La candidature à la présidentielle conduira, c’est vrai, à un choix. Quel qu’il soit, il ne sera possible que si le contrat politique commun et le cadre collectif créé le permettent, que si le PCF est pleinement respecté. A nous et à nos partenaires de l’entendre et d’y travailler.

Pour notre part, nous nous y mettons aujourd’hui. Bon travail à toutes et tous.

Conseil national du 7 janvier 2010

Adresse aux communistes

Adoptée par le Conseil national du 7 janvier 2011

En présentant à tous les communistes, à leurs proches, à leurs familles, les meilleurs vœux de bonheur pour 2011, en saluant les six mille adhérents qui ont rejoint le PCF en 2010, ainsi que l’énergie et la générosité militantes dont tous nos militant-e-s ne cessent de faire preuve, le Conseil national appelle chacune et chacun d’entre eux à prendre la mesure de ce qui va se jouer cette année.

Dans un contexte marqué par la crise systémique du capitalisme en Europe et dans le monde, 2010 a été une année difficile, marquée de souffrances et d’injustices provoquées par la brutalité de la politique gouvernementale pour des millions de nos concitoyens. 2010 a aussi été une année de luttes et de mobilisations exceptionnelles contre la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy. Des millions de gens le disent: « ce pouvoir et ses méthodes, ca ne peut plus durer! ». Nous partageons cette colère et l'indignation qui grandissent contre les privilèges indécents des forces de l'argent et des inégalités chaque jour plus intolérables.

2011 et 2012 vont être maintenant des années décisives. Pourra-t-on transformer cette colère populaire, ces mobilisations sociales massives en un changement politique concret pour la vie quotidienne ? Beaucoup en doutent, nous pensons que c'est possible.

Nous tirons une conviction des mobilisations de l'année écoulée, le souhait de changement grandit mais rien n'est pour autant joué pour la gauche. Le problème, c'est que le système politique dominant est cadenassé, sourd aux attentes populaires, coupé des réalités. La parole et le débat publics sont bafoués et confisqués par une droite sarkozyste autoritaire, et par une partie de la gauche qui n'a plus le courage des transformations sociales, économiques et politiques nécessaires. C'est ce qu'il faut changer et c'est possible.

Avec le Front de Gauche, le Parti communiste veut agir pour rendre la parole au peuple, lui redonner l'espace et le pouvoir de construire le projet collectif qui répondra à ses attentes. Nous voulons faire sauter les interdits et les dogmes capitalistes, qui verrouillent déjà le débat pré-présidentiel tel qu'on veut nous l'imposer, même à gauche, et repenser librement la création, l’utilisation, la répartition des richesses pour construire de l’égalité, de la justice, de la solidarité, du bien être durable et partagé.

Le Front de gauche, c'est pour nous l'espace politique de coopération de toutes celles et ceux qui veulent construire le nouveau projet alternatif que devrait porter la gauche. C'est l'énergie positive pour changer toute la gauche et récréer l'espoir. Nous appelons toutes les femmes et les hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, républicains de progrès, féministes, militants syndicaux et associatifs, citoyens, à s'engager avec nous dans ce projet.

Debout et solidaires contre la crise

Pour cela, notre première tâche est de répondre présents pour créer de la solidarité et de l’action. Quand tant de femmes et d'hommes, de jeunes, de salarié-e-s, de familles sont frappés par la crise et les effets de la politique gouvernementale, notre mot d’ordre doit être partout, en toutes circonstances : « debout et solidaires contre la crise ».

C'est d'autant plus important que la crise vient d'entrer dans une nouvelle phase en Europe, totalement inédite par son ampleur.

Pour sauver la domination des marchés financiers, les dirigeants de l'Union européenne, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à leur tête, ont engagé un cycle de régressions sociales et démocratiques qui vont faire exploser la précarité, la pauvreté, et les inégalités comme jamais dans notre histoire. En France, c'est la suppression massive d'emplois publics, la réforme inefficace et injuste des retraites, le gel du smic et des salaires, et de nouvelles attaques sur la protection sociale, sur le temps de travail, sur les droits des travailleurs ou sur l'ensemble des acquis sociaux.

Nous devons donc être au côté de chaque femme, de chaque homme en difficulté pour combattre la résignation, les replis individualistes ou nationalistes, les idées xénophobes et toutes les discriminations qui peuvent prospérer sur la souffrance sociale, pour construire des fronts de résistances et de luttes progressistes partout.

Les propositions de notre parti, celles de nos parlementaires, de nos députés européens, de nos élus locaux sont indispensables pour rendre ces fronts solides et rassembleurs, en montrant que d’autres logiques sont non seulement indispensables mais possibles, comme nous l’avons fait pour les retraites. Nous devons sans cesse les porter au coeur de ces luttes.

Qu'il s'agisse du G 8 ou du G 20, que les autorités françaises vont présider cette année, ou bien de l'Afghanistan, du Proche-Orient, de l'Afrique, du Forum social mondial de Dakar...des enjeux internationaux de portée majeure vont susciter en 2011 des confrontations politiques et des mobilisations dans lesquelles notre parti se devra d'être actif et à l'initiative pour faire converger des forces et proposer des alternatives en lien avec les luttes et les grandes batailles politiques, sociales, économiques et financières en France et en Europe.

Avec le Front de gauche, un programme populaire et partagé

Dans ces batailles, nous voulons faire grandir l’exigence des changements essentiels, la construction d’un programme politique qui répondent aux attentes populaires. Les initiatives que nous avons prises dans la foulée de la mobilisation sur les retraites montrent qu’une grande disponibilité existe pour participer à l’élaboration populaire et partagée d’un programme qui dise clairement : voilà ce que la gauche devrait faire. Seul le déploiement d’une telle dynamique populaire peut suffisamment changer la gauche et la mettre à la hauteur pour 2012.

Nous avons initié le Front de gauche, une démarche de rassemblement pour mettre en mouvement toutes les forces disponibles, pour que grandissent au cœur de la gauche, jusqu’à devenir incontournables, les exigences d’un vrai changement. A l'étape actuelle, de premières priorités se dégagent qui doivent être débattues dans l'élaboration que nous engageons :

· Reprendre le pouvoir sur l'utilisation de l'argent, l'argent public, celui des banques, celui des entreprises ; changer toute la fiscalité, créer un pôle public bancaire et financier et de nouveaux pouvoirs pour les salariés ; relancer le pouvoir d'achat par une augmentation générale des salaires financée par le capital.

· Éradiquer le chômage, la précarité notamment chez les jeunes, et la souffrance au travail, par une sécurisation des parcours dès le premier emploi, et par la reconnaissance nouvelle des qualifications, l'intervention des salarié-e-s dans l'organisation du travail ; promouvoir un nouveau type de développement économique solidaire et créateur d'emplois, réindustrialiser la France, lutter contre les délocalisations et relancer une agriculture paysanne de qualité.

· Promouvoir tous les services publics : nouvelle phase de démocratisation de l'École et de l'Université, rétablissement des conditions d'un véritable service public de la recherche et de l'indépendance intellectuelle des chercheurs, relance de l'hôpital public, extension de la couverture maladie, prise en charge de la perte d'autonomie, service public de la petite enfance, plan d'urgence pour le logement social, réponse aux défis énergétiques, développement des transports publics, refonder un service public de la culture en faveur de la création et de l'éducation populaire.

· Impulser la transformation sociale et l'adaptation de notre mode de développement aux enjeux posés par la crise écologique. Changer le travail pourqu'il soit source d'émancipation, libérer le processus de production des exigences de rentabilité, transformer les modes de production et de consommation pour faire un usage économe des ressources naturelles, lutter contre le réchauffement climatique et protéger la biodiversité.

· Remettre au cœur du contrat social les droits et les libertés, construire une VIe République (institutions et médias profondément démocratisés, rétablissement des libertés publiques, nouveaux pouvoirs d'intervention des citoyens et des citoyennes à tous les niveaux, dans la cité et dans l'entreprise ) en commençant par un processus populaire visant l'élaboration d'une nouvelle Constitution.

· Refonder l'Europe pour l'émanciper des marchés financiers en donnant à l'Union européenne une nouvelle ambition de progrès social, écologique et démocratique, avec comme priorité la création d'un fonds de développement social européen alimenté par une taxation des transactions financières et par la création monétaire d'une BCE démocratisée. Promouvoir une Europe agissant au plan international pour la Paix, la coopération et le désarmement.

Dès les prochaines semaines, nous impulserons notre démarche dans deux directions :

Multiplier les initiatives, les espaces de rencontres à tous les niveaux qui favorisent l’appropriation populaire de cette démarche et l’élaboration des propositions, des grandes priorités qu’une politique de gauche devrait porter. Sept forums nationaux du Front de Gauche et une première convention nationale de notre parti sont déjà programmés au premier trimestre. Les Forums doivent être l'occasion, sur la base de nos propositions, de pousser le débat avec nos partenaires et les hommes et les femmes qui souhaitent en être parties prenantes. Une première synthèse nationale de tout ce travail devra être organisée par notre parti, en lien avec nos partenaires du Front de gauche au second trimestre 2011, avant que nous prenions nos décisions pour 2012.

Favoriser l’implication de toutes celles et ceux, de toutes les énergies citoyennes, syndicales, associatives, intellectuelles qui se déclarent disponibles pour cette démarche, aux côtés des trois formations qui structurent actuellement le Front de gauche. Développons en particulier notre effort en direction du monde du travail et des catégories populaires qui se sentent les plus « délaissées » par la politique. Qu'ils réinvestissent le débat politique peut tout changer.

Des élections cantonales et sénatoriales essentielles

Deux élections majeures auront lieu en 2011 : les élections cantonales les 20 et 27 mars, et les élections sénatoriales en septembre.

Aux élections cantonales, se joue l'avenir de toutes les politiques publiques menées au plan départemental. La droite veut les liquider. Nous voulons les promouvoir pour plus de solidarité. Nous présenterons des candidat-es communistes et du Front de gauche dans la quasi totalité des 1942 cantons renouvelables. Leurs scores compteront pour constituer des majorités de gauche combatives dans les départements comme au plan national. Nous ambitionnons de réélire les 104 conseillers généraux communistes sortants et d'en gagner d'autres avec le Front de gauche. Ce serait un sacré point marqué pour renforcer la gauche. Les communistes doivent se dépenser sans compter pour gagner cette bataille.

Aux élections sénatoriales, la majorité du Sénat peut basculer à gauche pour la première fois dans la Vème République. Nous ferons tout pour atteindre cet objectif en confortant le groupe communiste et Parti de gauche, dont 19 élu-es sont renouvelables.

Un grand débat démocratique pour nos choix en 2012

L’année 2011 sera également celle de nos choix pour 2012. Pour mener cette bataille décisive dans les meilleures conditions, nous devrons décider d’ici l’été avec quels objectifs et quelles candidatures nous irons aux élections présidentielle et législatives de l’an prochain.

Objectifs politiques et choix de candidatures, les deux sont évidemment liés. Notre processus de décision devra donc permettre, compte tenu de l’importance des enjeux, un débat approfondi. Le Conseil national invite tous les communistes à s’y investir pleinement.

Ce processus devra évidemment respecter, notamment sur le choix des candidatures, nos statuts. Ceux-ci prévoient que « la décision de présenter au nom du Parti ou de soutenir des candidat-e-s aux différentes élections est prise par les adhérent-e-s. » Ils indiquent que « les propositions de candidatures, après appel à candidature, peuvent émaner des différentes instances - assemblée de section, conseils départementaux, conseil national - comme être présentées à titre individuel… » Les projets de candidatures sont ensuite élaborées « dans le conseil départemental pour les élections cantonales, législatives, et sénatoriales », et « dans une conférence nationale pour l’élection présidentielle ».

Le Conseil national appelle dans un premier temps les communistes à approfondir le débat sur les objectifs politiques qui doivent être les nôtres pour ces échéances. Pour sa part, il estime que tout doit être fait pour parvenir à des candidatures porteuses de la démarche de rassemblement entreprise avec le Front de gauche.

Qu’est-ce que cela implique à nos yeux? D’abord que les objectifs politiques poursuivis soient clairement énoncés et ensuite portés dans la campagne.

Pour nous, c’est clair, il s’agit de battre N. Sarkozy et sa majorité. Aucune ambiguïté n’est possible sur ce point. Nous n’osons pas imaginer l’état de notre pays au terme d’un second mandat de Nicolas Sarkozy.

Nous voulons aussi barrer la route au Front national qui bénéficie à nouveau d'une indécente promotion médiatique. Le Front national, c'est l'ultralibéralisme économique et la descente aux enfers dans la violence, la peur, le racisme, les replis dont il se nourrit et qui détourne le peuple des luttes et des rassemblements.

Si nous voulons battre Nicolas Sarkozy et la droite, c'est pour faire gagner la gauche, et pour ancrer son projet à gauche. Notre objectif est celui d’une nouvelle majorité politique de gauche capable de mettre en œuvre, avec notre peuple, des mesures de changement favorables à ses intérêts. Cela passe par la création d’une dynamique de rassemblement populaire majoritaire autour des objectifs de transformation sociale que devra porter le programme populaire et partagé du Front de gauche ; par le renforcement maximum du poids électoral du PCF et du Front de gauche dans toutes les échéances électorales ; par l’élection dans cette nouvelle majorité politique du maximum de parlementaires présentées par ces forces, à commencer par la réélection de leurs sortants.

Pour ces raisons, le contenu et la nature de la campagne menée sont essentiels.

La dynamique de rassemblement du Front de gauche doit additionner, et non diviser, les énergies disponibles à gauche pour ces objectifs. Elle doit respecter les forces qui s’engagent, leur diversité, leur personnalité.

Cette démarche collective, citoyenne, populaire doit s’incarner dans les campagnes du Front de gauche, et marquer ainsi nettement son opposition à la démarche de présidentialisation et de personnalisation de la vie politique. La candidature à l’élection présidentielle devra porter cette démarche et être entourée d’un dispositif collectif qui fait vivre la diversité de la démarche engagée, et garantisse ses objectifs politiques.

Pour ces mêmes raisons, et notamment la nécessité de mettre en avant notre objectif de nouvelle majorité politique, la campagne des élections législatives devrait être menée de pair. Ainsi nous n’aurions pas un-e candidat-e mais plus de mille avec les candidat-es titulaires et suppléants aux législatives.

Voilà quelques idées que les discussions entre communistes, celles menées avec nos partenaires du Front de gauche devraient pousser dans les semaines et les mois qui viennent. Car à l’évidence, l’accord souhaitable sur des candidatures du Front de gauche pour 2012 ne pourra se conclure que sur un contrat politique clair.

Les communistes devront dans ce débat approfondir la discussion sur leur place et leur rôle dans le Front de gauche. L’existence et le développement du PCF sont des atouts irremplaçables pour un déploiement réellement populaire du Front de gauche. Ce sont l’originalité de notre apport, la capacité à faire mieux entendre sa parole qui doivent être débattues.

Quel processus et dans quels délais ?

Le Conseil national appelle à amplifier dès maintenant ce débat sur le programme, les objectifs, les critères des candidatures que nous devrions porter en 2012.

Compte tenu du travail à mener sur le programme et de l’importante campagne des élections cantonales, il propose que le débat sur le choix de candidatures se mène au second trimestre 2011.

Pour arrêter ce choix, il convoque une conférence nationale les 4 et 5 juin prochains, avec pour ordre du jour nos choix politiques et des candidatures pour les élections de 2012.

Cette convocation ouvre dès aujourd’hui l’appel à candidatures. Toutes les candidatures qu'elles émanent du PCF – celle d'André Chassaigne a déjà été déclarée -, d'une des autres formations du Front de Gauche, ou d'une personnalité se réclamant de sa démarche devront être portées à la connaissance des communistes et examinées dans leur débat.

Un conseil national se réunira les 8 et 9 avril. Il tirera le bilan des élections cantonales, fera le point sur le travail engagé pour le programme populaire et partagé, et lancera, en connaissance de toutes les candidatures soumises à la discussion des communistes, la préparation de la conférence nationale.

Le Conseil national invite toutes les fédérations à prendre le maximum de dispositions pour permettre à chaque communiste d'être partie prenante de ce débat essentiel. Toutes les formes jugées utiles pour préparer la Conférence nationale, des assemblées générales de section aux congrès départementaux en passant par tous les lieux de débat nécessaires peuvent être utilisées. Enfin, pour la désignation de la candidature à l’élection présidentielle, la proposition retenue par la conférence nationale sera soumise, ainsi que l'accord politique, à un vote de tous les communistes les 16, 17 et 18 juin.

Le choix d’une conférence nationale, conforme aux statuts, avec pour unique ordre du jour nos décisions pour 2012, paraît le plus approprié pour permettre un débat clairement centré sur la préoccupation majeure des communistes à ce moment.

Il laisse entier la nécessité de tenir un Congrès dont le temps de préparation est plus long, et qui comportera d’autres points à l’ordre du jour (analyse de la crise et projet communiste, transformations du Parti, statuts, renouvellement des directions). Le Conseil national soumettra à la conférence nationale une date pour ce congrès qui pourrait se tenir à l’automne 2012 plutôt qu'en 2011. Nous pourrions alors tirer toutes les conséquences de la séquence présidentielle-législatives et prendre les décisions conformes à la nouvelle période politique dans laquelle nous entrerons.

Le rapport de Jacques Chabalier

Chers camarades,

Dans les carnets littéraires de Gustave Flaubert, année 1867, on peut découvrir cette formule, qui, vous en conviendrez , ne manque pas de sel:

“Il est vrai que beaucoup de choses m' exaspèrent. C'est l'indignation seule qui me soutient ! L'indignation pour moi, c'est la broche qu'ont dans le cul les poupées, la broche qui les fait tenir debout. Quand je ne serai plus indigné, je tomberai à plat ! »

Dans une lettre à George Sand datée du 15 juin de la même année, il emploie la même formule.

La même à quelques mots près: Flaubert avait un sens aigu des convenances et du respect que l'on doit à la dame de Nohant.

Quelle que soit la formule , c'est à une année 2011 d'indignation politique que je voudrais vous inviter en ouvrant ce Conseil National. De cette indignation dont parle Stéphane hessel, qui conduit à chercher comment faire autrement.

Et c'est remonté comme une poupée que je vous souhaite, ainsi qu'à tous les communistes , une heureuse nouvelle année comme à chacun de vos proches.

Nous savons que 2011 ne sera pas qu’une année de transition , une sorte de longue veillée d’armes avant l’assaut de 2012.

Ce sera d 'abord pour nous une année de lutte et de résistance contre les conséquences de la politique de Sarkozy : des lois comme celle sur les retraites, qu'il a imposées en 2010 à notre société vont désormais s'appliquer, d'autres vont être mises en chantier. Il en a fait pour une part d'entre elles l'annonce lors de ses voeux télévisés.

Cette politique nous voulons sans attendre la mettre en échec: cela passera par la construction avec nos concitoyens d'un projet porté par eux et que mettra en application, le moment venu, une nouvelle majorité à gauche.

Le parti communiste français joue dans cette ambition l'utilité et la crédibilité de son apport à la société française. Le défi est grand : il comporte une part de risque , ce qui le rend enthousiasmant.

« L'avenir n'est pas ce qui va arriver : c’est ce que nous allons en faire ». dit une maxime qu'une Fédération, celle de la Nièvre je crois, a reprise dans sa carte de voeux.

Tous les communistes la font pleinement leur.

Le communisme politique , en cette période de notre histoire où le capitalisme , dans une crise profonde , plonge des millions de nos concitoyens dans les pires difficultés quotidiennes, peut s'adresser avec confiance à l'avenir .

C'est pour cette raison que les adhérent-e- s du parti communiste ont fait, lors du 34 congrès, le choix durable de poursuivre leur parti en en engageant les nécessaires transformations.

Pas par parti pris dogmatique ou nostalgique mais parce qu'ils ont la passion de trouver un chemin praticable pour un avenir qui respecte les valeurs humaines et favorise leur épanouissement.

Ce que les politiques libérales qui dominent en france et en Europe menacent de façon de plus en plus ouverte.

Il s'est certes trouvé , à l'occasion de notre 90° anniversaire, quelques éditorialistes pour pronostiquer à nouveau l'imminente disparition de notre parti.

Nous pourrions répondre par une bravade, dans le genre de celle que Louis, personnage du roman de François Mauriac le noeud de vipère réserve à ses héritiers:

«Vous savez bien que j'appartiens à cette espèce de moribonds que l'extrème onction ressuscite »

Préférons la réponse, argumentée et équilibrée , que faisait il ya quelques jours le Philosophe Yvon Quiniou dans le journal le Monde , à l'un des éditorialistes .

Cet étrange nonagénaire qu'est notre parti, pour reprendre son expression, ne nie pas les difficultés qui sont les siennes . Il sait qu'il est sorti meurtri d'un 20 siècle où le communisme, et le parti communiste français lui même , ont été identifiés , de façon pas toujours injuste, à des expériences qui ont échoué.

Mais il est aussi convaincu qu'il a les moyens d'entrer de plain pied dans le nouveau siècle en construction en s'appuyant sur ses efforts de renouvellement de son projet et de sa visée, sur une stratégie de rassemblement qui a porté ses premiers fruits et un nombre d'adhérent-e-s aujourd'hui stabilisé.

A ce propos, apprécions, pour ce qu'elles représentent, les nouvelles adhésions de l'année 2010.

Nous dépassons le chiffre de 6000 nouveaux et nouvelles adhérentes à notre parti , chiffre sensiblement supérieur au nombre réalisé ces dernières années, à l’exception de 2005 où nous en comptabilisions 8000 .

Ces adhésions confirment également le constat fait depuis 2005: pour moitié ces hommes et ces femmes qui rejoignent le PCF sont des jeunes de moins de trente ans.

Un tiers a été par ailleurs réalisé lors des semaines de mobilisation contre le projet Sarkozy sur les retraites.

Les communistes ont tiré de cette période, de la place qu'ils ont tenue, du rôle important de leurs élus et de leurs parlementaires dans la bataille des éléments de confiance.

« Nous avons été visibles et reconnus, et nous avons commencé à poser la question de l’adhésion de façon plus spontané et volontariste », c'est ce que nous ont dit les responsables de la quarantaine de fédérations que le « pôle de la vie militante » a rencontré dans le dernier semestre 2010.

Nous confirmons donc en tout cas cette année la stabilisation de nos effectifs que nous enregistrons depuis 2005 avec 134 000 adhérent-e-s.

Les responsables départementaux à la vie du parti, rassemblé-e-s en 4 réunions décentralisées le 10 décembre dernier, ont décidé de ne pas en rester là et de travailler maintenant avec tous nos adhérent-e-s à une courbe d'effectifs à la hausse.

Nous avons besoin de tous ces hommes et de toutes ces femmes pour porter le plus haut possible notre ambition pour la gauche, pour notre pays, pour l’Europe et le monde.

La séance de ce Conseil National , la journée de demain avec les animateurs et animatrices de section, vont nous aider à prendre en ces premiers jours de l'année les initiatives et les décisions qui nous permettront de donner chair à cette ambition, en donnant le maximum de sens et donc de plaisir à notre engagement militant .

Un projet d'adresse aux communistes vous a été distribué , dont nous allons discuter , et que nous pourrions adopter en fin de séance.

L'introduction que je vous présente développera ou précisera ce texte, en en suivant le déroulement. Je tiens à cette étape à remercier les camarades de différents secteurs de travail de notre Conseil National qui ont bien volontiers répondu à mes sollicitations.

Le texte part d'une idée force: aucune alternative ne peut se construire qui ne parte pas de ce que vivent aujourd'hui les gens, de leur souffrance au quotidien, face à une crise qui contrairement aux discours méprisants du chef de l'état le 31décembre s'aggrave et risque de s'aggraver encore en 2011 .

N'en restons pas d'ailleurs simplement au terme méprisant , qui se limite à un jugement moral.

Qu'un président de la République puisse, comme il l'a fait, balayer d'un revers de main à la fois les souffrances que provoque sa politique , et les contestations qu'elle suscite, pose des problèmes graves qui s'inscrivent dans une cohérence politique terrible : refus de toute négociation réelle et d'écoute sur les réformes , refus jusqu'à la censure parfois, de toute contestation, criminalisation de l'action syndicale, recherche systématique de boucs émissaires et incitation à la peur ou au rejet des autres, c'est une insulte comme nous en avons rarement connue dans notre histoire aux valeurs que la République française s'est forgée.

La lutte pour conserver et étendre les droits et les libertés, de la démocratie, dans l'entreprise comme dans la cité devient bien un enjeu majeur.

Il nous a donc expliqué que les Français auraient en 2010, moins souffert que d'autrtes peuples européens , grâce à la politique du gouvernement et que 2011 permettrait de sortir de la crise.

Mais jusqu'où le chef de l'état peut il ainsi pousser le mépris du peuple et le mensonge?

Nous devons apporter la démonstration que les décisions et les orientations de Sarkozy non seulement ne s'attaquent pas à la crise mais au contraire la renforcent et en aggravent les conséquences sociales et économiques.

Nous devons indissociablement faire la démonstration que sur chaque sujet , chaque dossier , il est possible de faire autrement.

Sarkozy masque soigneusement en effet que la reprise actuelle est pleine de contradictions qui vont encore aggraver la crise :

les investissements réalisés par les entreprises visent en effet , non à répondre aux besoins sociaux mais au souci de rentabilité des actionnaires et la multiplication des plans d'austérité en Europe et dans la zone euro , l'explosion du chômage et de la précarité, pèsent sur les salaires et la consommation. Les conséquences continuent de se vivre au quotidien:

N’avons-nous pas appris cet automne, en pleine bataille des retraites, que notre pays se classait au 3 eme rang mondial par le nombre des millionnaires pendant que l’on y comptait désormais 8 millions de pauvres ?

Et l'INSEE révélait dans la même période que 25% des salariés gagnaient moins de 0,7 smic annuel .

La question du pouvoir d'achat sera à nouveau en 2011 au coeur des préoccupations et des angoisses légitimes des gens.

Nous devons prendre le maximum d'initiatives de débat et d'expressions publiques sur ce sujet; les propositions qui sont les nôtres peuvent renconter de l'écho si nous avons le souci de les rendre crédibles: 78%des Français sont favorables à une augmentation du SMIC , des minima sociaux et des pensions, considérant que l'on ne peut plus vivre avec les revenus actuels. L'Humanité dimanche l'a révélé il ya quelques semaines.

Il en est de même sur le front de l'emploi.Dans un article daté du 24 décembre, le Monde révélait qu’en hausse de 0,8 % sur un mois, le nombre des demandeurs d'emploi à la recherche de tout type de contrat, et n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, a augmenté de 2 % sur un an en métropole.

En incluant les personnes ayant exercé une activité réduite, courte ou longue, le nombre de demandeurs d'emploi tenus de faire ce que le journal ou les dénominations officielles nomment des "actes positifs de recherche" a progressé de 0,8 % sur le mois et de 5 % sur un an, dépassant désormais le seuil de 4 millions.

Le chômage explose d'ailleurs partout en Europe et dans le monde: 212 millions dans le monde (2009), 23 millions dans l'Union européenne, 16 millions, et 10% de taux de chômage, en zone euro.

Comment dès lors s'étonner qu'un sondage international réalisé en France par BVA place les Français en tête du pessimisme, 86 % d'entre eux pensant que la situation de l'emploi s'aggravera en 2011. Ils ont le même sentiment sur le pouvoir d'achat.

Et ils ressentent dans leur chair l'escalade des inégalités sociales.

Mais que veut dire ce mot pessimistes? Le problème est il d'être pessimistes ou optimistes?

La réalité est que dans notre pays un nombre toujours plus élevé de personnes appartenant à des catégories sociales toujours plus larges en sont réduits , au quotidien, non plus à vivre mais à survivre.

Soyons de ce fait vigilants sur la manière dont les représentations de l'avenir, du fait de la crise , peuvent se construire ou se déconstruire et sur les conséquences politiques et électorales qui peuvent en découler.

L’observatoire des zones urbaines sensibles, dans un rapport rendu public pendant les fêtes montre par exemple une aggravation des situations sociales des habitants des quartiers populaires.

Tout indique que l’urgence aujourd’hui , est de mettre ces quartiers au centre de politiques qui renouent avec le progrès social. Avec de réels moyens pour le faire.

Que dire enfin des casses systématiques des services publics, des réductions du nombre et des postes de fonctionnaire, mettant sciemment à mal le droit de chacun à la santé, à l’éducation, à l’énergie, aux transports dans des conditions normales de confort et de sécurité ?

Soyons clairs , les politiques systématiques de casse des services publics mettent aujourd'hui la plupart d'entre eux dans des situations de rupture, faisant reculer notre pays de façon spectaculaire dans sa capacité à répondre aux besoins des habitant-e-s dans ces domaines.

Il ya bien sûr la question de la poste pour la défense de laquelle de nombreuses mobilisations se poursuivent

L'actualité de ces derniers jours a mis en avant la question des transports , et la galère qu'ont dû endurer et endurent encore les usagers de la SNCF. Les cheminots et leurs organisations syndicales dénoncent à juste titre les politiques menées depuis des années à la SNCF, les suppressions de poste, le refus de mutualiser les moyens à cause de logiques de rentabilité à court terme.

Nous savons que des dysfonctionnements de même nature sont constatés dans le domaine de la santé et des hôpitaux, dans celui de l'éducation nationale.

Dans ce secteur cela ferait 66 400 postes supprimés depuis ledébut du quinquennat, soit 8% des effectifs alors que depuis 2000, la natalité est repartie nettement à la hausse !

La volonté de pousser, comme pour les universités, à l’autonomie financière des établissements, accroit lesinégalités entre territoires et classes sociales et sacrifie lesconditions qui pourraient permettre d’amélirorer la qualité de l’éducation.

Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour réussirla mobilisation du 22 janvier initiée par le collectif "l'éducationest notre avenir .Nous serons également à l'offensive bien entendu, dans le domaine de la santé , dans le cadre de la campagne sur les assises régionales de la santé.

Beaucoup de thèmes y seront abordés parmi eux bien sûr celui de la dépendance..

La première des batailles à mener sur cette question est sans aucun doute d'ordre idéologique.

Mardi matin, à l'émission les 4 vérités, Roselyne Bachelot dévoilait les logiques sur lesquelles reposeront les intentions gouvernementales: une dramatisation de la situation en le liant au seul vieillissement de la population , et le recours explicite pour le financement au système privé d'assurance présenté comme le seul possible.

Sa crainte disait elle étant un débat où certains n'aurait recours, je la cite, qu'aux recettes du passé.

Nous devons prendre de front ce débat, le démystifier et de l'objectiver.

La notion de dépendance à laquelle nous préférons celle de perte d'autonomie, car nous ne la lions pas qu'aux problèmes liés au grand âge, relève à nos yeux non d'un 5eme rique mais du régime de sécurité sociale. Il faut bien sûr prendre à bras le corps les questions du financement qui ne relèvent pas, à nos yeux du régime assurantiel. La commission santé, en lien avec le secteur économie, travaille sur le sujet à des propositions et des positionnements précis. Elle est disponible pour aider à la construction de toute initiative prise par les communistes.

Les secrétaires de comités régionaux, en lien avec la commission, ont prévu de consacrer une partie de leur journée de travail du 20 janvier à ces questions de la santé pour aider à la peur prise n compte et à la construction d'initiatives.

Le travail avec les deux groupes parlementaires comme avec l'ensemble des élus est également très régulier.

L'humanité a consacré une page mardi au problème de la perte d'autonomie.

Ce travail essentiel de décryptage dont l'huma assume si bien la responsabilité, gagnera à se poursuivre en lien avec les contenus que porte le parti.

Puisque l'année commence sur le thème de l'indignation, nous ne pouvons enfin accepter que l'aggravation de la crise et de ses conséquences, la volonté de Sarkozy d'accomplir à tout prix le mandat que leMedef lui a donné s'accompagne d'une dérive , sécuritaire et liberticide , qui s'est manifesté dès le début du mandat pour s'aggraver considérablement ces dernières semaines et ces derniers mois.

Vous savez sans doute que le projet de loi dit « LOPPSI 2 » sera examiné au Sénat en deuxième lecture à partir du 18 janvier. Ce fourre-tout législatif heurte sur bien des points les principes démocratiques et menace les libertés individuelles.

Comme le souligne le Collectif Liberté Egalité Justice (le CLEJ dont fait partie le PCF) : « ce texte s’annonce inefficace du point devue des fins qu’il prétend atteindre, mais très efficace au regard de ses finsréelles : il nous prépare une société du contrôle, fondée sur une stratégie de la tension particulièrement nette dans le discours guerrier prononcé le 30 juillet dernier par le chef de l’Etat à Grenoble ».

C’est un texte éminemment politique fondé sur les choix que Nicolas Sarkozy et le gouvernement veulent imposer à la société : surveillance, répression, exclusion, stigmatisation, suspicion ; un texte qui fait des mesures dérogatoires au droit commun la norme.

D’ores et déjà la journée du 15 janvier s’annonce comme une journée de mobilisation à laquelle, le conseil national du PCF appelle à participer.

Nous avons donc bien l'intention comme le propose le projet d'adresse , d'être« debout et solidaire contre la crise » . La période justifie largement que nous travaillions à intensifier notre présence aux côtés de ce qui souffrent pour les aider à surmonter leur difficultés, pour faire avancer les consciences sur les solutions et les mobilisations politiques nécessaires.

Nous avons cet automne mobilisé le maximum de nos moyens (militant-e-s, élue-s , etc..) pour porter des réponses alternatives à la réforme des retraites, c'est à une mobilisation de cette nature que nous sommes invités en 2011.

Cette présence « debout et solidaire face à la crise » est en pleine cohérence avec la bataille à mener à l'echelle européenne : l'Europe paraît en effet la plus en difficulté avec les plans d'austérité décidés pour sauver « l'euro fort », alors qu'il faudrait réorienter profondément la construction européenne et utiliser tout autrement l'euro et la création monétaire de la banque centrale européenne.

Lors de son congrès début décembre, le PGE que notre parti et son secrétaire national préside désormais sera l'une des premières forces politiques européennes à utiliser « l’initiative citoyenne » (collecte d’un million de signatures à adresserà la Commission Européenne). Cette pétition européenne qui va être portée par le PGE dans les prochains mois propose d’ouvrir un débat pour la création d’un« Fonds Européen de Développement Social ». Ce fonds serait abondé par la taxation des mouvement de capitaux et par une réorientation des missions de la Banque centrale européenne.

C'est donc à partir de toutes ces questionsqui font aujourd’hui urgence (Services publics, santé, emploi, pouvoir d’achat et salaires ) que nous avons l’ambition, avec le front de gauche, de construire un programme politique qui puissent répondre aux attentes populaires, un programme populaire et partagé .

Lors de CN du 26 Novembre dernier analysant « à chaud » la situation dans le pays au lendemain du mouvement des retraites nous identifions une situation contradictoire : une contestation majoritaire du capitalisme mais un doute profond sur la politique en généralet sur la capacité de la gauche à mettre en oeuvre d'autres choix.

Ce qui conduit nos concitoyens à soutenir parfois à près de 80% des propositions que nous défendons depuis des années tout en ne nous accordons qu'à 12% leur confiance.

Et ce ne sont pas les déclarations de quelques candidat-e-s aux primaires socialistes, comme celles d'Emmanuel Valls à propos des 35 heures qui vont permettre de redonner confiance dans la capacité de la gauche de résoudre les problèmes.

Nous ne pouvons en tout cas que nous féliciter que comme le révèle l'humanité ce matin, 56% des Français ne veulent pas que soient supprimées les 35 heures.

D'autant que la bataille idéologique sur cette question a été particulièrement intense. Ce sondage vient en tout cas à point confirmer notre questionnement du dernierCN.

Peut on ouvrir la voie à une alternative politique de gauche porteuse de choix politiques en rupture avec les choix actuels? C’est l’enjeu de la période à venir. Rien n’est automatique, nous le savons très bien. Mais rien n’est joué non plus. La situation est ouverte. Il nous faut donc apprécier lucidement les potentiels et les obstacles de la période.

C'est cet état d'esprit d'analyse lucide qu'il nous faut essayer d'adopter et qui correspond, si je peux à nouveau faire référence aux rencontres avec les responsables départementaux du parti, à l'attente des communistes.

Où en sommes nous donc en ce début d'année?

Nous avons rendu publique notre démarche du pacte populaire lors de la fête de l'humanité en invitant les participants à signer sur un même support d'une part la pétition sur les retraites et à laisser d'autre part leur coordonnées pour participer éventuellement à des contacts ou des initiatives visant à exprimer les orientations et les propositions qu'une gauche audacieuse aurait, en appui sur l'intervention de nos concitoyens, en charge de réaliser une fois revenue aux responsabilités.

Nous avons matérialisé cette démarche avec « les cahiers citoyens » mis à disposition des communistes pour dialoguer et construire de sréponses avec nos concitoyens.

Cette démarche du pacte est à nos yeux inséparable de notre réflexion , j'y reviendrai tout à l'heure, sur les nouveaux contours nécessaires que nous voulons donner au front de gauche, afin de rendre populaire notre offre politique.

Les premières semaines d'action ont confirmé les attentes et la « sympathie » que cette façon de faire de la politique, peu courante dans notre société, peut provoquer: nous l'avons perçu lors de l'audition devant le CN en Octobre des personnalités et responsables syndicaux et associatifs, et plus encore lors des rencontres sur le projet des 26 27 et 28 novembre.

Il y a une réelle disponibilité chez des acteurs et actrices du mouvement social au sens large pour réfléchir aux contenus et aux conditions d'une alternative politique, si est pris en compte la spécificité de leur engagement, si nous n'instrumentalisons pas leur apport .

Au delà de l'initiative nationale particulière de ce week end là , cette disponibilité nouvelle s'est confirmée dans la construction d'initiatives locales ou départementales ou dans les contacts que les camarades prennent dans leur entourage.

Si vous me pardonnez un petit détour tourangeau, l'initiative du 22 de ce mois avec Pierre Laurent autour du 90 eme anniversaire du parti réunira lors d'un débat sur l'alternative politique la ligue des droits de l'homme , le secours populaire et toutes les organisations syndicales partie prenante des manifestations sur les retraites.

Si cette disponibilité existe nous ne parvenons cependant pas encore à l'ancrer encore en profondeur , à la rendre réellement populaire.

Nous avons un effort à fournir pour identifier les personnes disponibles, à les contacter, à leur proposer des initiatives. A solliciter, ils sont près à le faire, les participant-e-s aux rencontres sur le projet pour qu'ils nous indiquent les gens que , selon eux, dans tel ou tel secteur, nous pouvons inviter.

Les cahiers citoyens eux mêmes, au delà de la forme qui a paru plutôt dynamique et séduisante , ont suscité des interrogations chez les camarades, ils nous l'ont dit lors des rencontres dans les départements, sur leur finalité .

La question principale posée est : comment chaque communiste en s'adressant aux personnes de son entourage peut il avoir et donner le sentiment qu'il participe à une construction politique qui pourra exister et peser dans le paysage politique tel qu'il se présente et se prépare à 15 mois de l'élection présidentielle?

Il y a un besoin de cohérence et de visibilité qui s'exprime.

Ce qu'il faut améliorer , c'est à la fois la circulation des informations, l'impulsion des initiatives, le suivi et la mise en commun à chaque échelle, du local au national, des contenus qui se discutent et s'élaborent, leur restitution .

Certaines fédérations profitent de la tenue d'une initiative départementale ou , dans leur département, d'un des forums nationaux programmés en début d'année, pour organiser une restitution des initiatives de leur secteur et des propositions qui y ont été formulées.

La démarche pourrait se généraliser et être accompagnée d'un dispositif national pour collecter acter régulièrement, et donner à voir la construction du pacte.

Peut être nous faut il également veiller à ce que toutes les initiatives qui se tiennent , les 7 grands forums qui sont programmés au premier trimestre comme les initiatives plus locales, qui peuvent traiter de sujets différents, comme l'Europe , l'argent, les services publics,etc. répondent à des thèmes ou des questionnement identiques ; l'unité d'action après l'unité de lieu et de temps, en quelque sorte.

Les rencontres pour le projet du mois de novembre nous ont de ce point de vue ouvert des pistes : les participants ont répondu, à partir de leur domaine, à 3 questions: les axes essentiels pour eux d'une politique de gauche, la faisabilité d'une telle politique dans notre pays dans un contexte européen et mondial où dominent les choix libéraux, et enfin les chemins et les rassemblements nécessaires pour y parvenir.

L 'identification de ces trois questions a permis de commencer à répondre à la fois à l'exigence de contenus et à éclairer les chemins pour les mettre en oeuvre.

Un premier socle commun a pu ainsi être esquissé qu'il faut compléter avec une obsession : rendre crédible et accessible une véritable issue politique à la crise du capitalisme et aux souffrances qu'elle engendre pour que les gens s'emparent de cette perspective, s'y engagent et la défendent .

Le dispositif national que nous pourrions mettre en place veillerait donc à partir des initiatives locales et de leur synthése départementale à établir sur chacune de ces 3 questions les principales arêtes d'un projet que la gauche pourrait mettre en oeuvre.

L'adresse aux communistes propose d'ailleurs qu'une première synthèse nationale de tout ce travail soit organisée par notre parti, en lien avec nos partenaires du front de gauche, dans le courant du second trimestre 2011, avant que nous ne prenions nos décisions pour 2012, et afin de les prendre en pleine connaissance de cause.

Ce projet deviendrait notre bien commun, celui des partenaires du Front de gauche et de toutes celles et ceux qui s 'engageraient à le défendre et à le porter, donnant par là même les nouveaux contours au Front de Gauche que nous avons appelé de nos voeux.

Dans les rencontres que nous avons eues avec les Fédérations , cette question du front de gauche a été souvent abordée.

Des inquiétudes légitimes, ont été posées, sous différentes formes, sur les risques d'effacement du parti communiste au sein du Front de gauche :

Lors du dernier Conseil National nous avons rappelé que nous avons initié le front de gauche pour rendre crédible le changement en disant clairement: voici ce que la gauche doit et peut faire.

Il ressort des deux premières années d'expérience que le parti communiste a un rôle crucial à jouer pour lui donner l'impulsion et l'ambition politique nécessaires.

Nous avons estimé lors du 35 congrès de juin , qu'il nous fallait franchir une étape nouvelle qui nous permette de le rendre populaire. Que la réussite de cet objectif ne reposait pas essentiellement sur un nombre d'organisations supplémentaires mais sur une participation effective de nos concitoyens; que notre conception n'était pas de figer, autour de quelques forces politiques, mais de créer une dynamique susceptibles de rendre majoritaire dans le pays des contenus de transformation sociale.

Que le front de gauche n'avait aucune vocation à entrer en concurrence avec d'autres forces politiques à gauche, qu'il se situait au coeur de la gauche.

Cette voie est pour nous celle de l'efficacité politique, elle nous apparait plus féconde que la constitution d'un autre parti qui remplacerait les organisations qui le composent actuellement.

Tout cela nous ne faisons pas que le dire, nous le mettons en oeuvre : très sincèrement, quand des milliers de jeunes hommes et femmes rejoignent le parti communiste, quand les parlementaires communistes sont reconnus utiles comme ils ont pu l'être lors de la bataille des retraites , ou auparavant lors du dépôt du projet de loi s'opposant aux licenciements boursiers, quand nos milliers d'elu-e-s et militant-e-s agissent au quotidien pour faire avancer les intérêts populaires, il est difficile de considérer que nous vivons dans un parti en voie de dilution.

Et d'ailleurs les différents articles que j'évoquais et qui annonçaient lors de nos 90 ans la mort prochaine du PCF pointaient l'enjeu: celle de l'existence d'un parti qui aujourd'hui est toujours perçu comme l'obstacle principal aux projets de recomposition politique au centre qui mettraient fin à l'existence en France d'une gauche de transformation sociale.

Veillons à ne pas apporter nous mêmes de l'eau à leur moulin.

« Nous avons l’habitude de voir tout en noir au premier coup d’œil, quand par hasard, nous ne voyons pas le soleil en plein minuit » a écrit George Sand.

Reconnaissons que nous avons parfois cette tendance.Travaillons à lever les obstacles, en cherchant le deuxième coup d'oeil, qui est toujours le bon.

Bien sûr notre conception du Front de Gauche fait l'objet d'un débat en son sein. Et les autres forces politiques de gauche, qui ne sont pas neutres non plus, cherchent également à peser sur cette orientation.

Il nous revient de mener ce débat avec détermination en étant convaincu que les réponses sont dans notre capacité à faire vivre cette autre manière de faire et vivre la politique qui fait l'originalité du front de gauche.

La campagne des élections cantonales peut nous permettre de franchir un cap important.

Ces élections ne représenteront pas non plus une parenthèse avant les choses sérieuses de l'an prochain: les conséquences sur les habitants de ces collectivités que sont les départements, sont importantes

Les élections cantonales seront donc, avec nos candidats et candidat-e-s au sein du front de gauche , un moment de la mobilisation face à la crise..

Ils et elles porteront l’idée que l’Etat doit assumer ses responsabilités au lieu de se défausser sur les collectivités locales qui n’auront pas les moyens de s’y substituer.

Nous porterons la nécessité de départements qui soient de véritables lieux de résistances.

Nous avons consacré sur la base d'un rapport de Lydie Benoist une part importante d'un CN à ces élections. Je ne fais que résumer les objectifs que nous nous sommes donnés : battre la droite dans le maximum de départements, conserver les majorités de gauche actuelles et en gagner de supplémentaires, préserver les majorités à direction communiste comme l'Allier et le Val de Marne, retrouver celle de la Seine Saint Denis. augmenter le nombre de conseillers généraux et conseillères générales communistes.

Notre adversaire est donc résolument la droite et nous pensons que nous ne pourrons la battre que si la gauche , dans le respect de sa diversité et de ses composantes, sait se rassembler.

Toute attitude qui consiste à laisser place à des manoeuvres ou des arrangements contre telle ou telle de ses forces, en particulier contre la nôtre, est irresponsable et fait perdre toute la gauche.

Je pense à la situation créé dans le Val de Marne et à l'accord entre le PS et Europe écologie, qui doit impérativement cesser dans les toutes prochaines heures.

Nous allons entrer maintenant très vite dans le vif de la campagne. Nous avons fait le choix de la lancer nationalement demain à villejuif avec les animateurs et animatrices de section.

Les candidat-e-s présentés ou soutenus par le front de gauche, dont une très grande majorité de communistes, sont maintenant pour la plupart connu-e-s .

Là où c'est encore nécessaire il convient de prendre rapidement les dispositions pour les dernières désignations en ne renonçant pas à disposer de candidats dans tous les cantons, essentiel pour mesurer l'influence départementale et nationale de notre parti.

Un dispositif national de solidarité et d'aide y compris financière pour y parvenir est en place.

Travaillons également jusqu'au bout à ce que ces candidatures donnent à voir, par leur élargissement, leur renouvellement, leur rajeunissement, leur féminisation, les nouveaux contours que nous voulons donner au front de gauche .

Des expériences volontaristes et efficaces ont eu lieu dans beaucoup de départements : les camarades du Loiret ont dit par exemple avoir réservé 25 % des cantons pour des jeunes hommes ou femmes de moins de 25 ans .

Concernant la parité des candidats titulaires , ne nous cachons pas que nous sommes loin du compte, que le problème est sérieux. Avons nous étudié partout la possibilité , d'inverser l'ordre des candidatures?

En tous cas nous pouvons assurer tous les candidats et toutes les candidates de l'implication et de l'aide de la direction nationale de notre parti et de chacun de ses membres.

J'en viens maintenant à l'organisation , au mode de débat et de décision des communistes pour l'élection présidentielle , au calendrier que nous pourrions nous donner jusqu'au mois de Juin.

C'est un grand débat démocratique de notre parti , sur tous les aspects , les enjeux et les implications de la séquence 2012 comme sur les candidatures. que nous nous proposons d'impulser avec tous les communistes.

Nous mesurons toutes et tous les difficultés qui sont devant nous: la démarche citoyenne que nous voulons faire vivre prend l'exact contre pied du scénario qui se prépare pour 2012.

Le mode d'élection du président de la République aujourd'hui , le quinquennat doublé de l'inversion du calendrier, a considérablement modifié les visages du débat politique dans notre pays.

La question n'est même pas de dire que l'élection présidentielle structure le débat politique en France : elle le structure certes mais en le défigurant et en l'appauvrissant . Alors que notre pays sort à peine d'un mouvement social qui a rassemblé plus de 7 millions de personnes dans la rue soutenus par 70% de Français le dispositif qui se met en place sous nos yeux vise à mettre hors jeu l'essentiel des aspirations au changement qui se sont exprimées à un niveau inégalé.

Les dérives autoritaires de Sarkozy sont en cohérence avec la manière dont fonctionne aujourd'hui nos institutions, en particulier l'élection du président de la République.

Cela est particulièrement grave car s'organise ainsi sciemment une rupture fondamentale entre les aspirations citoyennes et la politique.

Nous savons que cela ouvre la voie à l'abstention, aux dérives populistes, aux fausses pistes et aux impasses auxquelles certains à droite travaillent déjà d'arrache pied .

Le front national fait l'objet de son côté depuis quelques semaines d'une promotion éhontée de sa nouvelle chef présumée.

L'exploitation à des fins politiciennes des idées les plus nauséabondes continue d'être une constante de notre République: nous devons sans relâche, dès maintenant, comme tout au long de la campagne présidentielle et législative, porter le fer contre le FN en montrant que la politique ultralibérale et favorable aux plus riches qu'il entend mener ne constitue en rien une alternative , mais aggraverait dramatiquement toutes les difficultés et les inégalités dans notre pays. Ce serait, comme le dit le texte que nous nous proposons d'adopter une descente aux enfers à éviter à tout prix.

Nous sommes en vigilance.

Il est donc urgent, je l'ai développé précédemment , que fasse irruption dans le débat politique des 3 années qui viennent jusqu'en 2014 un projet collectif porté par le peuple et conforme à ses attentes.

Cette ambition va de pair avec ce que nous considérons comme un impératif catégorique: battre la droite , empêcher Sarkozy coûte que coûte de réaliser son envie d'un second mandat. Aucune considération d'aucune sorte ne peut nous mener à en rabattre sur cet objectif: il ya trop de souffrances humaines, trop de dégats sociaux et économiques à la clef.

Nous voulons donc faire gagner la gauche sur un projet réellement de gauche, avec une majorité politique pour mettre ce projet, en appui sur les mobilisations populaires, réellement en oeuvre.

Si tel est le sens que cette nouvelle majorité souhaite effectivement donner à sa politique , nous serons disponibles pour y participer.

Pour y parvenir aucun raccourci ne sera praticable : s'il n'ya pas une dynamique de rassemblement populaire suffisante autour des contenus , nous ne réussirons pas.

Nous devons donc continuer d'inscrire nos actes et nos paroles dans une conception de la campagne qui soit une conception collective . Cela a un sens : nous ne séparerons pas la campagne et le choix de la candidature à la présidentielle de celle des élections législatives: dans sa conception, son organisation , comme dans les contenus qu'elle portera , la campagne mettra en avant la nécessité d'une majorité politique à l'assemblée nationale , en cohérence nous l'espérons avec celle qui sortira en Septembre des élections sénatoriales, qui aura la responsabilité de mettre en oeuvre la nouvelle politique choisie par notre peuple.

Le gain du maximum de députés du front de gauche et parmi eux celui d'un maximum de député-e-s communistes en commençant par la réélection de nos sortant-e-s sera, dès le début de la séquence électorale, l'enjeu affiché pour qu'une véritable majorité de gauche travaillant dans le sens des intérêts populaires puisse exister.

Cela exclut toute dérive de personnalisation du pouvoir auquel tendent les institutions actuelles.

Cela suppose donc aussi que chacune des forces et des individus qui s'engageront , leur diversité leur personnalité soit respecté et pris en compte dans la campagne.

C'est en cohérence avec ce « contrat politique » clairement exprimé que se développera le débat sur la candidature à l'élection présidentielle, et celui sur les candidatures à l'élection législative.

A partir de notre discussion du Conseil National d'aujourd'hui et des rencontres avec les animateurs et animatrices de section de demain les communistes vont discuter et enrichir notre reflexion collective. La discussion se poursuivra également avec les autres organisations de gauche et en particulier nos partenaires du front de gauche.

Les communistes en seront régulièrement informés.

De cette reflexion collective, 4 points essentiels fixant le regard des communistes français sur les enjeux de 2012 pourraient se dégager et se travailler :

1° un texte d'orientation fixant nos ambitions politiques pour 2012.

2°un programme partagé construit autour de grandes priorités que nous sommes en train de construire.

3° Une campagne qui repose sur l'élargissement populaire et citoyen du Front de gauche avec un dispositif à l'image de sa diversité souhaitée ( espace où les acteurs du monde syndical, associatif, des forces de gauche se retrouvent);

4° Un cadre commun pour les élections législatives.

un point précis des avancées sur ces sujets seraient faits avec les communistes , puis au sein de notre direction nationale à la sortie des élections cantonales, lors d'un CN qui pourrait se tenir les 8 et 9 avril prochain.

De son côté, le Parti de Gauche nous a écrit pour exprimer le souhait que la proposition de candidature à l’élection présidentielle et les propositions pour les législatives soient faites en commun par nos directions respectives en convenant dès maintenant d'un calendrier commun pour le faire .

Nous en parlerons bien sûr avec eux mais, à nos yeux, et c'est la réponse que nous pourrions leur faire, c'est l'établissement des objectifs politiques donrt les 4 axes que je mentionnais pourraient être la colonne vertébrale qui est pour nous prioritaire car, comme le dit le projet d'adresse,l'accord souhaitable sur des candidatures du front de Gauche pour 2012 ne pouura se conclure que sur un contat politique clair.

Le meilleur calendrier est celui qui permettra d'en discuter en toute transparence.

Chers camarades,

Nous nous sommes engagés à faire vivre un débat démocratique d'ampleur dans notre parti, sur tous les aspects , enjeux, ambition, et candidatures pour 2012, qui permette à tous les communistes et à chacun d'entre eux de s' investir et , quelle que soit l'opinion qu'il émettra , de se reconnaitre dans les choix qui seront effectués.

Il ya énormément d'attentes en ce domaine, y répondre est notre responsabilité première.

Nous voulons que ce débat soit parfaitement conforme aux règles de vie, de débat et de décisions qui sont en usage dans notre parti.

C'est ce souci qui anime le projet d'adresse aux communistes qui vous est soumis.

Nos statuts prévoient que « la décision de présenter au nom du Parti ou de soutenir des candidat-e-s aux différentes élections est prise par les adhérent-e-s. »

Ils indiquent que « les propositions de candidatures, après appel à candidature, peuvent émaner des différentes instances comme être présentées à titre individuel… » Les projets de candidatures sont ensuite élaborées « dans le conseil départemental pour les élections cantonales, législatives, et sénatoriales », et « dans une conférence nationale pour l’élection présidentielle ».

Nous vous proposons donc d'ouvrir aujourd'hui l'appel à candidatures.

A ce jour, notre camarade André Chassaigne s'est dit disponible pour être candidat au nom du Front de Gauche.

S'agissant d'une démarche et d'une construction collective les propositions émanant de partenaires seront bien évidemment prises en compte et débattues .

A ce jour nous savons que Jean Luc Mélenchon, qui n'a pas encore déclaré officiellement sa candidature, a dit qu'il était prêt à être candidat du Front de Gauche.

Naturellement dans l'appel à candidatures pour les deux élections que nous vous proposons d'ouvrir dès aujourd'hui, d'autres orientations seront peut être soumises au débat, celle de candidatures qui ne s'inscriraient pas dans la démarche du front de gauche et proposeraient un rassemblement autour du parti communiste.

Elles seront portées à la connaissance des adhérent-e-s qui décideront en connaissance de cause.

Ce débat devant bien sûr se mèner pour l'essentiel après les élections cantonales, nous proposons au Conseil National de convoquer aujourd'hui, conformément à nos statuts, une conférence nationale pour les 4 et 5 juin .

Le CN des 8 et 9 avril,tirera les enseignements des cantonales , prendra connaissance des candidatures déclarées et s'engagera dans la préparation de cette conférence .

Les fédérations sont invitées à mettre en place toutes les formes et initiatives qu'elles jugeront utiles pour permettre la large participation des communistes.

Enfin, pour la désignation de l'élection présidentielle , un vote de s adhérent-e-s sera organisé les 16 17 et 18 juin sur la proposition retenue par la conférence nationale.

Ce calendrier et cette proposition est celle qui paraît la plus appropriée pour s'assurer que le débat soit clairement centré sur ce qui est la préoccupation majeure des communistes, nos décisions pour 2012.

Comme vous pouvez le lire notre conseil national pourrait soumettre à la conférence nationale une date pour notre congrès qui permette de débattre dans de bonnes conditions des points à l'ordre du jour que l'adresse aux communistes rappelle.

Le choix devra sans doute se faire en n'oubliant pas que nous aurons besoin, après la séquence présidentielle et législatives d'une analyse et d'un débat approfondi sur la nouvelle situation politique qui sera de toute façon créée.

Pour cette raison et pour s'éviter un rythme de congrès qui deviendrait de fait annuel, l'éxécutif national qui en a discuté vous suggère de l'organiser, plutôt que fin 2011, à l'automne 2012.

Chers camarades,

Au début de mon propos je parlais d'une poupée et de sa broche : à la reflexion, je crois que nous n'aurons pas en 2011 besoin de broche pour porter nos ambitions: nous sommes lucides sur les enjeux et les difficultés mais nous sommes persuadés que nous avons en nous mêmes la force de les surmonter.