lundi 5 octobre 2009

université communiste du 28 au 30 août 2009 à Vieux Boucau

Parti Communiste Français Section Alfred MOULIAN de Tyrosse /Soustons

6, rue des Forgerons – BP34 – 40000 Mont de Marsan cedex - Tel: 06 31 36 10 31 (Murielle ORTIZ, secrétaire)

Mon université communiste

du 28 au 30 août 2009 à Vieux Boucau

VVF Les Albatros – 2 rue Louis Darmanté – par Georges DARRICAU

Les estivants ont déjà commencé à déserter en masse nos côtes et ça sent la rentrée. C'est l'université d'été des communistes qui se tient pour la deuxième année consécutive à Vieux Boucau.

31 ateliers et 6 débats pléniers avec 500 participants venus de tout l'hexagone. Beaoucoup de jeunes camarades dans des groupes très dynamiques. Je retouve avec plaisir des camarades de l'an passé ou rencontrés à la Fête de l'Huma comme dans diverses manifestations nationales.

Dans la grande richesse des propositions j'ai participé à 7 ateliers et 3 débats durant les 2 jours ½.

28/08/2009 - Atelier 3: Une réflexion sur le mouvement du monde et les relations internationales dans le nouveau contexte mondial par Bernard BADIE, professeur des universités à l'institut d'études politiques de Paris et Jacques FATH, membre du Comité National du PCF responsable des relations internationales.

Bernard BADIE, avec un riche développement très documenté explique la nouvelle conflictualité du monde à partir de l'insécurité sociale et des inégalités abyssales entre les pays dits développés, en voie de développement, sous-développés, émergeants, etc... le vocabulaire est « riche » pour exprimer l'injustice du système d'exploitation capitaliste à l'échelle planétaire.

Dans le même temps, les 6,5 milliards d'êtres humains sur terre sont de plus en plus des acteurs à la fois infdividuels et collectifs de leur devenir que plus personne ne peut ignorer dans les relations peuples/états. Pour la première fois dans l'histoire humaine, ça n'est plus la conflictualité entre états qui domine ni leur puissance. Cela impose de penser les nouvelles relations internationales à partir du monde (et pas seulement d'un état), de ses évolutions et de l'intervention des peuples dans leur histoire.


Extrait Internet sur: Bernard BADIE conflictualité « Alors que l’on annonçait, avec la fin de la guerre froide, l’avènement d’un « nouvel ordre international », la planète semble en plein désordre. Les crises, en particulier au Moyen-Orient (Irak, conflit israélo-palestinien), la dissémination de la violence et la diffusion de l’insécurité ont suscité l’inquiétude et alimenté des visions pessimistes de l’avenir. Faut-il dès lors avoir « peur du XXIe siècle » ? Répondre de manière tranchée à pareille question n’aurait bien sûr aucun sens. Il n’en demeure pas moins qu’il est nécessaire de prendre du recul et de comprendre dans quel système international nous vivons désormais. Nouvelle hiérarchie des puissances, confirmation du rôle d’acteurs non étatiques (illustré de façon spectaculaire par les attentats du « 11 septembre »), négociations internationales autour de questions concernant l’humanité entière (justice pénale internationale, développement durable), consolidation d’une scène publique « sans frontières », etc., sont les caractéristiques les plus visibles du système international émergent. Les règles du jeu de ce dernier sont cependant loin d’être stabilisées et restent même largement à inventer »


Atelier 9: prendre la parole en public

avec Jean François TEALDI, journaliste de télévision

Dans toute intervention publique, il faut préalablement bien en définir l'objectif en pensant au public auquel on s'adresse.

La préparation est indispensable et doit être la plus documentée possible en étudiant l'actualité, la presse de droite comme de gauche et bien sûr l'Humanité. Il faut rédiger l'intervention, qu'on la lise en public où qu'on s'exprime sans papier après s'en être imprégné. Il faut être court et clair pour être efficace.

Il faut s'adresser au public avec l'envie de convaincre. La prise de parole est aussi un engagement physique et il faut bien positionner le corps pour pouvoir s'exprimer avec aisance et conviction.

L'explication débouchera sur un exercice pratique pour le lendemain: « à la fin d'une AG syndicale où devant une entreprise, expliquer en 25 lignes pourquoi le PCF est opposé à l'alliance électorale du PCF au MODEM» proposée récemment par Vincent Peillon avec diverses personnalités de gauche dont Robert Hue.

Exposés et débat: Crise, parlons solutions avec Paul BOCCARA, Maitre de conférences honoraire de sciences économiques, historien et Pierre DUHARCOURT, professeur d'université en sciences économiques, membre du Conseil Economique et Social.

Ce moment fut passionnant et très suivi. Liant la crise du capitalisme avec les propositions alternatives de sécurité d'emploi et de formation, de maîtrise publique d'un crédit sélectif à taux réduit, voire à taux négatif pour le développement humain, Paul Boccara avance la nécessaité d'une monnaie commune internationale - Au niveau mondial, le Fonds monétaire international (FMI) soumis à la démagogie réformiste de ses dirigeants, conditionne les aides aux « ajustements structurels » sur des critères capitalistes au détriment des dépenses sociales. Il faut le changer et le démocratiser.

Problème des ressources du FMI et leur utilisation: Paul BOCCARA propose le triplement du fonds de réserve du FMI plus 250 milliards de droits de tirages spéciaux. Ce serait le début de la monnaie commune. Avancer sur les critères, c'est aussi la création monétaire pour les fonds publics et les services publics, les biens communs de l'humanité. Il faut des titres d'emprunt public pour le progrès social.

Pierre DUHARCOURT a exposé avec clarté vidéo à l'appui, les mécanismes de la crise avec les solutions possibles. Sur le fond, son exposé qui n'est pas en contradiction avec Paul Boccara, est venu conforter l'analyse et rendre plus palpable encore les solutions possibles.

Finalement ces questions ne son pas seulement affaire de spécialistes mais appellent l'intervention de tous les citoyens.

29/08/2009 - Atelier 13: prendre la parole en public, 2ème partie

A la fin d'une AG syndicale où devant une entreprise, expliquer en 25 lignes pourquoi le PCF est opposé à l'alliance électorale « du PCF au MODEM » proposée récemment par Vincent Peillon avec diverses personnalités de gauche dont Robert Hue. Il faut reconnaître que l'itervention de M.G Buffet publiée dans l'Humanité de la veille nous apportait quelques bons éléments. Cela dit, exprimer son point de vue devant un public certe acquis, mais critique, exige une bonne pratique du débat public. C'est bien en forgeant que l'on devient forgeron.

Exposés et débat:: Penser un nouveau mode de développement

avec Patrick LE HYARIC député au parlement européen directeur de l'Humanité; Jean Marie HARRIBEY maître de conférence à l'université Montesquieu-Bordeaux IV, co-fondateur d'ATTAC France; Francis Parny membre du comité exécutif national du PCF.


Thème de l'exposé de J.M Harribey: « Vers une société économe et solidaire: Développement ne rime pas forcément avec croissance. Doctrine officielle des organisations internationales, le développement, même « durable », est assimilé par certains économistes à la croissance et à ses dégâts. Or n’est-ce pas plutôt à une dissociation des deux qu’il faut travailler ? En effet, le mot d’ordre de décroissance ne peut s’appliquer, à la fois, aux pays pauvres démunis de l’essentiel et aux pays riches. Ce débat, qui traverse aussi le mouvement altermondialiste, ramène à une nécessaire critique des rapports sociaux. »


Sans revenir en arrière, une réflexion tous azimuth s'impose pour un autre développement planétaire prenant en compte les grands défis de l'égalité, de l'écologie prise en compte dans le social comme la réduction du temps de travail, posent la notion du non-marchand, d'autres relations entre les humains avec la nature... P. Le Hyaric a appuyé les démonstrations de J.M Harribey avec les propositions politiques et les rendez-vous qui ponctuent la vie internationale comme la Conférence climat de Copenhague du 1er septembre 2009 tout en dénonçant l'hypocrisie des dirigeats actuels de la planète mais aussi l'émergence de nouvelles possibilités d'action dans l'intérêt des peuples.

Atelier 20: Les archives du communisme

avec Frédéric Genevéé responsable des archives pour la direction du PCF et Claude Pennetier, historien directeur du dictionnaire biographique Maitron.

Les archives du PCF sont d'un intérêt certain et ont été ouvertes à la consultation dans le cadre de la loi sur les archives privées. Elles ont été classées (comme les monuments historiques classés à l'inventaire du patrimoine national). De ce fait cela confère aux archives communistes un accueil bienveillant au versement d'archives aux Archives Municipales ou Départementales. Toutes nos organisations mais aussi les militants devraient se préoccuper de la sauvegarde et du classement de leurs archives sous toutes les formes (papier où tout autre support, audio-visuelles, cinématographiques, les témoignages vivants). Elles sont la preuve des faits ce qui permet de dénoncer les manipulations de toutes nature dans l'interprétation des évènements.

Le dictionnaire biographique Maitron est une somme de biographies militantes du mouvement social depuis 1789 jusqu'à nos jours. Claude Pennetier dirige cette institution très utile dans la connaissance et la compréhension de notre histoire.


Atelier 23: l'indépendance des médias existe-t-elle

avec Edwy Pleynel de Médiapart - Mediapart est un journal d'information numérique créé à l'initiative de François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel. Il se veut indépendant et participatif -, Henri Maler d'Acrimed - Action-CRItique-MEDias [Acrimed] est un Observatoire des médias. Acrimed intervient publiquement pour mettre en question la marchandisation de l'information- et Olivier Dartigolles responsable de la communication du PCF.

Le débat fut passionnant et passionné avec une approche commune sur la nécessité de développer le lectorat pour sortir de la crise qui touche toute la presse. Après avoir rappelé le long combat pour la tenue des états généraux de la presse et des mesures positives qui en sont issues, Edwy Pleynel a estimé que l'Huma avait manqué l'occasion d'être le journal « de toutes les gauches ». Pour moi, même s'il n'est plus l'organe du PCF, l'Humanité est un journal qui porte des idées de transformation sociale, un journal qui défriche les chemins du communisme et non un journal de promotion de telle personnalité ou telle chapelle se réclamant de la Gauche. C'est peut-être ce qui embêtait Pleynel?


Atelier 26: Fret ferroviaire: versus écologie

avec Eric Ferriere, adhérent CGT syndicaliste cheminot.

Politique de diminution du fret ferroviaire. Effet des directives européennes, 260 millions d'€ de déficit et 6000 postes de cheminots menacés par le projet de filialisation et l'abandon du wagon isolé- Le train entier s'oppose au wagon isolé. Ce dernier, également appelé transport du lotissement, consiste à acheminer des wagons individuels ou des groupes de wagons, qui sont assemblés pour former des trains dans les gares de triage (comme la gare de Morcenx)- La marginalisation du fret SNCF est un non sens économique et écologique. Proposition d'une politique fiscale pour rééquilibrer le transport rail/route qui doivent être complémentaires. Il faut poser le problème en terme de droit au transport comme bien commun ainsi que pour tous les services publics.

Exposés et débat:: Régionales 2010: Quel projet pour les régions? Quel impact de la réforme des institutions?

avec Bob INJEY, responsable du projet pour la direction nationale du PCF, Jean Jacques PARIS secrétaire général de l'ANECR et François AUGUSTE président du conseil national du PCF, conseiller régional.

La réforme Balladur sur les collectivités locales et l'avant projet de juillet 2009 veut être un point d'appui pour la droite afin de reconquérir les régions. C'est à mettre en parallèle avec la réforme territoriale de l'Etat dont l'objectif est de formater la France pour la libre circulation des capitaux afin d'accroître les profits des plus riches. Pour faire autre chose, les communistes proposent qu'il y ait un projet national à décliner dans les régions.

Exigence démocratique face à une droite qui maitrise les institutions européennes Faire se réapproprier la politique par les citoyens. Réorienter l'argent pour un autre développement, contrôler les fonds publics attribués aux entreprises, reconquérir les services publics, développer les solidarités entre les générations, les peuples, les territoires. Elaborer le contrat social et écologique régional.

Il faut combattre l'Europe des régions chère à la droite de l'UMP au MODEM. Leur politique fait éclater l'égalité de traitement des citoyens, met en concurrence les territoires et les travailleurs en accroissant la pauvreté et la précarité.

Il faut être offensifs sur la question démocratique pour une 6ème République qui mette un terme a la dérive présidentialiste et autoritaire du pouvoir.

Le projet à établir pour réussir le rassemblement à gauche et la mobilisation citoyenne doit être à la hauteur des enjeux: solutions à la crise, contre la privatisation de La Poste et des services publics, pour une réforme alternative des collectivites territoriales accroissant la démocratie au lieu de la restreindre.

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La soirée avec le repas landais réalisé et servi à 350 convives dans la Halle des Sports avec la fameuse équipe de nos cuisiniers et serveurs militants connut un franc succès rehaussé par les chants de notre patrimoine révolutionnaire entonnés avec ferveur par tous les camarades.

30/08/2009 - Atelier 27: pratique: quel est le rôle d'un secrétaire à la vie du parti?

par Denis RONDEPIERRE du pôle national « vie du parti » du PCF.

3 critères pour une bonne vie de part:

1) connaître les adhérents et cultives les relations entre communistes

2) se donner les moyens, les organiser pour agir politiquement

3) renforcer le PCF en nombre d'adhérents.

L'organisation du PCF a été transformée afin d'en accroître l'afficacité

Le travail engagé dans le pôle « vie du parti » fait ressortir que malgré son affaiblissement, le PCF est une force politique sans égale encore aujour'hui dans notre pays.

En 2008, l'effectif était de 134.000 adhérents, stabilisé depuis 2005 avec 8000 adhésions et 6000 chaque année depuis lors. Au 1er juillet 2009 nous comptions 3500 adhésions.

Nous comptons 41% de femmes, 20% de 18/30 ans, 30% de plus de 30 ans, 6% de moins de 18 ans.

Nous ne sommes pas un parti vieillissant, même si la courbe des âges doit nous préoccuper.

Le CoTiel permet une bonne connaissance de nos adhérents dans les 93 fédérations à condition de tenir notre fichier régulièrement à jour.

Il est intéressant d'observer le rapport entre le nombre d'adhérents au PCF et le nombre des voix. Selon les lieux il peut varier de 1 adhérent pour 4 voix à 1 adhérent pour 31 voix. Cela nous donne une idée du rayonnement des adhérents en tenant compte du fait que nous « relationnons » seulement avec 20% à 30% des adhérents. Nous ne connaissons pas de façon fiable nos organisations de proximité et il existe une désorganisation en profondeur à laquelle il nous faut remédier.

Tout collectif a besoin de se définir des objectifs.

Repérer les communistes pour les prises de responsabilités. Il faut être en éveil, se soutenir et échanger nos expériences.

Réfléchir à la réorganisation, c'est se fixer des objectifs en rapport avec nos capacités militantes.

Nos objectifs prioritaires:

- les entreprises

- la jeunesse

- les quartiers populaires

Il faut être audacieux pour confier des responsabilités aux nouveaux adhérents.

Replacer au centre l'existence d'un parti de masse et pas seulement un parti de supporters

La relation humaine avec chaque adhérent doit s'organiser dans la durée.

Etablir des listes de gens à contacter pour renforcer le parti. S'appuyer également sur les élus.

L'Humanité et l'Humanité Dimanche avec la présence publique sont des outils de grande qualité pour renforcer le PCF.

Exposés et débat:: des européennes aux régionales la stratégie de rassemblement du PCF

Je n'y ai pas participé mais les Landes Républicaines ont publié le compte rendu le 02/09/09.

jeudi 4 juin 2009

Louis LE DUIGO, parisien breton à Labenne, ami communiste, nous a quittés

Louis LE DUIGO était né en 1919 à Guéméné sur Scorf en Bretagne.

Très tôt avec ses parents il a émigré à Paris où il est devenu typographe avant d'achever sa carrière à la préfecture de Paris au début des années 1980.

Marié à Anita originaire de Bayonne, c'est tout naturellement qu'il est venu s'établir à Labenne pour sa retraite.

Dans son humanité apparemment légère et pleine d'humour, Louis cachait une forte personnalité et un tempéremment de lutteur. Il avait 20 ans quand la 2ème guerre mondiale a éclaté et il est immédiatement entré en Résistance dans les FTPF (francs tireurs et partisans français, animé par le PCF clandestin) afin de libérer le pays de l'occupant nazi et de ses collaborateurs français du gouvernement de Vichy.

Depuis sa jeunesse, Louis était un lecteur assidu de l'Humanité Quotidienne et il était fidèle au rendez-vous fraternel et militant des lecteurs de l'Humanité Dimanche et des Landes Républicaines les samedis chez Colette.

Le 7 mai 2009 il est décédé entouré de l'affection de ses proches. Homme discret empreint de  modestie, Louis n'avait pas voulu d'obsèques, mais avec celles de son épouse et de son fils, ses cendres ont rejoint l'Océan de ses rêves.

Au monument aux morts de Labenne le 8 mai, 65ème anniversaire de la Libération, lui fut rendu l'hommage public qu'il méritait.

                                                                       La cellule PCF de Labenne

samedi 18 avril 2009

Rencontre Bazerque Gensous

Mercredi 7 janvier 2009 ; Cinquante cinq ans après,

la rencontre de Louis BAZERQUE et Pierre GENSOUS

Article écrit par Georges DARRICAU , Section PCF St Vncent de Tyrosse

Ils font tous les deux partie de ma section communiste, Louis BAZERQUE à Capbreton et Pierre GENSOUS à Labenne où ils habitent depuis quelques années. Ils se sont connus militants à TARBES et tous deux ont eu d'importantes responsabilités au PCF(1) et à la CGT(2).

La météo annonce chez nous la tempête de neige pour demain.

Mais c'est une autre tempête qui frappe à Gaza par la folie meurtrière de l'Etat d'Israël contre le peuple palestinien déjà durement martyrisé au mépris de toutes les résolutions internationales. Par leur complicité active, les USA(3), la France et l'Europe couvrent les crimes commis contre hommes, femmes et enfants bombardés dans des écoles, des hôpitaux, des bâtiments civils de l'Autorité palestinienne. La propagande de guerre complaisamment relayée par des journalistes aux ordres agite le Hamas(4) comme un épouvantail terroriste afin de justifier l'innommable agression d'un état surarmé.

A 15H, Pierre GENSOUS (né en 1925 à Mont de Marsan) aujourd'hui domicilié 10, rue des Jonquilles à LABENNE et moi avons rendez-vous avec Louis BAZERQUE (né en 1913 à NEW-YORK) qui habite actuellement avec sa fille et son gendre Madeleine et Claude CONTRAIRES – 2, Boulevard des Cigales – Lotissement du Gaillou à CAPBRETON. C'est là que nous nous rencontrons autour d'une belle flambée, d'un bon café et de chocolats. L'accueil de Louis BAZERQUE, sa fille et son gendre sont très chaleureux.

Louis BAZERQUE cheminot retraité et Pierre GENSOUS qui fut métallo à Hispano-Suiza de Tarbes mais dont le père fut cheminot avec Louis, ont tous deux l'accent et le caractère bien trempé des bigourdans.

Pierre GENSOUS a quitté Tarbes en 1954 quant il fut élu secrétaire de la fédération CGT de la Métallurgie avant de devenir en 1969 secrétaire général de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à Prague et membre du Bureau confédéral de la CGT. Membre du Comité Central du PCF (1970-1978).

Louis BAZERQUE fut embauché le 1er janvier 1937 à la gare de Sarrancolin qui appartenait à la P.O.Midi (Paris Orléans Midi), juste avant que la compagnie ne devienne SNCF(5) le 1er janvier 1938 sous l'impulsion du gouvernement de Front Populaire. Louis est toujours lecteur de puis 1947 de la Vie Ouvrière (aujourd'hui NVO(6)) qu'il diffusait en vente militante à Tarbes avec François DUCOS. Il était responsable régional CGT cheminot et membre actif du Parti communiste français (PCF). Il siégeait au Comité fédéral des Hautes Pyrénées, tout comme Pierre GENSOUS qui a quitté Tarbes pour Paris en 1954.

Ils ne se sont pas revus depuis 55 ans sauf peut-être un hasard où Pierre crut reconnaître Louis au col de Boucharot près de Gavarnie.

Après un bref échange sur la famille, frères et sœurs, Louis BAZERQUE lance : « Et la situation à Gaza ? »

Pierre GENSOUS : «C'est horrible et on en parle avec une désinvolture incroyable ! »

L'échange se poursuit sur la situation internationale et Pierre remarque l'Humanité et la Canard enchaîné sur la table. Ils ont parmi d'autres, les mêmes lectures, Louis ajoutant qu'il pratique également avec passion les mots croisés, Sudoku et autres, qui l'aident à activer ses neurones et combattre le risque d'abandon vu son âge et sa surdité (il est appareillé). Mais tout au long de l'entretien l'entente entre les deux militants est parfaite et je participe à un dialogue passionnant.

Louis BAZERQUE se souvient des parents de Pierre, Yvonne et Bernard GENSOUS qui était conducteur électricien chez les cheminots tarbais.

Défile alors le rappel des camarades qu'ils ont connus comme RIVIERE décédé en 2005 et son épouse Emilienne, Simon MIRAVETTE ancien secrétaire du syndicat des cheminots qui serait à Pau chez sa fille, Louis SAINT MACARY un militant qui avait été licencié de chez SMF(7) et embauché par l'entreprise Garraud (meubles, électroménager…) comme plusieurs autres militants victimes de la répression patronale. Robert DUPONT passionné de vélo et d'aventures qui a parcouru le monde et réalisé des films, un artiste de 80 printemps !

Robert MOL, GANIVEL, CANDEBAT (habitant Louey où il entretenait la maison de Jacques DUCLOS), DUHAU conducteur électricien à la SNCF et animateur de l'association d'anciens combattants à laquelle Louis adhère (ANCAC(8) – cheminots – ANACR(9) et ARAC(10)).

En 1950, Louis BAZERQUE qui était secrétaire de secteur CGT Cheminots, se déplaçait dans toute la Région et il ne manquait pas à l'occasion de rendre visite à la Fédération PCF des Landes où il rencontrait Jean LESPIAU et André CURCULOSSE.

Pierre GENSOUS rappelle qu'il a travaillé quelques jours en 1944 au dépôt SNCF de Tarbes après l'anéantissement de son groupe de Résistance attaqué par la Milice. Il faisait partie du « Corps-Franc Pommiès » et après un peu de récupération il intégra les combats dans l'armée de Libération constituée avec les armées allées des Forces françaises libres (FFL) et des Forces françaises de l'intérieur (FFI).

Son père, pourtant cheminot, le dissuadait d'entrer à la SNCF.

Pierre et Louis parlent des 10 ans de lutte (1987-2007) menée contre la fermeture de l'Arsenal de Tarbes relatée dans un article de la Nouvelle République des Pyrénées (et un livre de Claude LARRONDE : Arsenal de Tarbes lutte et fin d'une épopée 1987 – 2006 – NDLR).

Ils se rappellent également la grande grève de 1947 qui a débouché sur une augmentation de salaire de 23% à la SNCF avec la totalité des agents en grève y compris maîtrises et cadres. Un seul agent du Dépôt, non gréviste, se distinguait en travaillant seul.

Où va le PCF ?

La dissolution des cellules, est-ce une bonne chose ? On a favorisé la dispersion avec la nouvelle organisation en se regroupant sur des territoires trop vastes selon Louis BAZERQUE qui était secrétaire de section communiste à Aureilhan (a côté de Tarbes - aujourd'hui 4ème ville des Hautes Pyrénées avec 7500 habitants. La section éditait régulièrement un journal et tout cela a disparu dans le secteur.

Le 34ème congrès du PCF (du 11 au 14/12/2008 à Paris)

Pierre GENSOUS pose la question de la répartition des sièges au Comité National avec les 4 listes qui se sont présentées au suffrage des délégués du congrès.

Il ne comprend pas la position de Marie Pierre VIEU secrétaire départementale des Hautes Pyrénées dont le comité départemental a adopté selon ses dires à l'unanimité la base commune de discussions et qui a mené une liste « alternative » à celle proposée par le Comité national.

Louis BAZERQUE aurait aimé que l'on pose des questions plus politiques. On critique un peu par-ci, un peu par-là et ça manque de radicalité. C'est dans l'entreprise que se situe l'exploitation et nous sommes trop faibles sur ce sujet.

Pierre GENSOUS rappelle que l'époque est conditionnée par « ce qui se passe à côté ». En effet on parle davantage du groupe PS que du PCF. Or s'il ne faut pas négliger l'importance du Parti socialiste, il faut aussi rappeler sa lourde responsabilité dans les difficultés d'aujourd'hui et les conséquences de ses choix pour le Traité de Lisbonne comme dans la modification constitutionnelle obtenue par Sarkozy grâce à l'abstention de la majorité du groupe socialiste au Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis). Et il y a toujours sa position pour le oui au Traité constitutionnel européen du 29 avril 2005. Le non l'avait largement emporté, d'où la crise politique au PS. Il faut rappeler les choses pour que ce soit clair.

Louis BAZERQUE n'a pas aimé la suppression de la faucille et du marteau comme symbole du PCF ni leur disparition du titre du journal l'Humanité.

Pierre GENSOUS rappelle que l'image faucille/marteau c'était la révolution russe… Et que représente aujourd'hui la faucille pour la paysannerie et même le marteau chez les ouvriers !

Louis BAZERQUE dit que maintenant ça fait nu et « le titre me plaisait avec les outils ».

Il critique la période où Robert HUE était à la tête du PCF choisissant la cooptation des partisans de la mutation (référence au livre de Robert HUE « Communisme : La mutation » - éditeur LGF - Livre de Poche - 1997) et laissant de côté ceux qui n'étaient pas d'accord.

Pierre GENSOUS rappelle qu'il y avait aussi beaucoup d'élus dans les instances dirigeantes du parti et « je vois que tu n'aimes pas beaucoup Robert HUE ».

Louis BAZERQUE : « Je n'aime pas les pantoufles »

Georges DARRICAU. On ne peut pas occulter tous les bouleversements intervenus comme la chute du « Mur de Berlin » avec tous les évènements qui l'ont précédé. Il faut prendre en compte l'effondrement de l'URSS en 1991 et au final l'échec des pays dits « du socialisme existant ». Cela a été un choc pour tous les communistes qui avaient tendance à faire référence, malgré les défauts et les échecs constatés, à l'espoir d'une autre société qui se réalisait à l'Est, un modèle en quelque sorte, même s'il ne pouvait pas s'appliquer en l'état chez nous. Cet échec nous a amené à mettre à jour notre notion du communisme en tenant compte de la société d'aujourd'hui et des révolutions scientifiques, techniques, informationnelles et idéologiques qui sont à l'œuvre. Nous devons réévaluer nos actions et nos stratégies en essayant de comprendre mieux la période complexe que nous vivons. Il faut proposer des perspectives pour construire le mouvement populaire majoritaire seul apte à transformer à société par de luttes démocratiques et radicales.

Louis BAZERQUE dit qu'on est sorti d'une exploitation sévère pour aller vers une exploitation encore plus dure. Par exemple, on parle de la retraite à 70 ans…

La politique

Louis BAZERQUE. A une époque, la politique était dite « sale » dans les médias et ça pèse encore dans le débat citoyen. Même dans des familles de militants, on a du mal à parler de politique sereinement, naturellement.

Pierre GENSOUS insiste sur l'influence énorme des médias sur les comportements, notamment la télévision.

Georges DARRICAU partage ce point de vue. La dictature de l'image joue sur l'émotionnel au détriment de la réflexion, du débat, de la confrontation des analyses. La « culture du débat » est à reconquérir.

Syndicat et parti, y a-t-il contradiction ?

Louis BAZERQUE et Pierre GENSOUS sont toujours adhérents à la CGT et au PCF.

Pour Louis BAZERQUE, si l'on réfléchit, le parti c'est pour l'avenir et le syndicat c'est la vie quotidienne et ses besoins immédiats.

Pierre GENSOUS a du mal à comprendre comment, avec tous les coups de la droite contre le peuple, les travailleurs, la droite se maintient encore au pouvoir et pourquoi le PCF est tombé au-dessous de 2% des voix à l'élection présidentielle.

A côté de ça, Besancenot qui « est pour tout ce qui est contre et contre ce qui est pour » accroche une part de l'électorat de gauche.

Selon Pierre et Louis, Besancenot sert de repoussoir à la droite pour se maintenir au pouvoir lors des élections comme Le Pen servait de repoussoir à Mitterrand pour se faire réélire en 1988.

Pierre et Louis rappellent cette déclaration du père de Jean ORTIZ (historien) récemment décédé. « Le PCF ne peut plus faire aujourd'hui ce qu'il faisait avant où alors il faut le faire différemment ».

La question se pose pour les communistes de réinvestir leur histoire afin de ne pas en porter éternellement la culpabilité provoquée par l'anticommunisme de la droite et de la social-démocratie et manquer d'ambition dans leurs objectifs politiques. Cette question est importante pour être en capacité d'agir sur l'avenir et pour le communisme d'autant que la droite et le PS sont capables de s'entendre contre le PCF.

Questions d'actualité

La Poste, l'école…. Les actions à mener pour les services publics, les droits des travailleurs dans les entreprises et dans la cité, la paix et la solidarité internationale, le pouvoir d'achat des salaires et retraites pour vivre mieux au quotidien sont au menu des débats.

C'est Louis BAZERQUE qui apporte le mot de la fin d'une belle rencontre et d'un entretien très riche : « Militer, c'est prendre contact avec les gens pour faire avancer les idées ».


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Lexique:

(1)
Parti communiste français

(2)
Confédération générale du travail

(3)
Etats unis d'Amérique

(4)
« Mouvement de résistance islamique » parti politique islamiste palestinien créé en 1987

(5)
Société nationale des chemins de fer français créée par le Front Populaire

(6)
Nouvelle Vie Ouvrière

(7)
Société de Matériel de Forage (pétroles)

(8)
Association nationale des cheminots anciens combattants

(9)
Association nationale des anciens combattants de la Résistance

(10)
Association républicaine des anciens combattants

vendredi 10 avril 2009

AVEC MARX , « BRISONS » L'ETAT EUROPEEN !

Contribution de Michel PEYRET du 27 mars 2009

Je ne cesse de le dire : tous ceux qui veulent changer la société et le monde ne peuvent faire l'impasse d'un retour à la lecture de Marx ou de sa découverte . Et , aujourd'hui , alors que montent à nouveau les luttes populaires sur des aspects essentiels de la vie , voire de la survie, l'intérêt constaté par les libraires des jeunes vers l'achat des oeuvres de Marx est tout à fait significatif .

REVENIR A MARX

Revenir à Marx , c'est constater que des pans entiers de cette oeuvre , et certainement parmi les plus essentiels , n'ont connu aucune application concrète par les régimes qui se disaient , ou se voulaient , communistes . Ainsi les étatisations qui se sont substituées à la propriété privée des grands moyens de production et d'échanges ont confisqué le pouvoir induit par la propriété au profit d'un hyperétatisme castrateur de toute démocratie , de tout pouvoir réel au peuple .

Pourtant les textes de Marx de la fin avril et de mai 1871 , c'est-à-dire ses écrits pendant la Commune elle-même , sont-ils le reflet puissant de ses fortes réflexions sur l'Etat issues du vif d'une non moins forte , et même tragique expérience , de celles qui permettent de saisir jusqu'à l'essence même des phénomènes qui peuvent être masqués ou estompés dans les périodes où la lutte des classes ne prend pas ce caractère d'acuité et de transparence , un peu à la façon dont les caractéristiques profondes du capitalisme apparaissent en toute clarté dans la crise qu'il connait aujourd'hui .

LA COMMUNE , L'ANTITHESE DU POUVOIR D'ETAT

Pour Marx , la Commune est l'antithèse du pouvoir d'Etat :

« Ce pouvoir d'Etat est , en fait , la création de la bourgeoisie ; il fut l'instrument qui servit d'abord à briser le féodalisme , puis à écraser les aspirations des producteurs , de la classe ouvrière vers leur émancipation . Toutes les réactions et toutes les révolutions n'avaient servi qu'à transférer ce pouvoir organisé – cette force organisée pour maintenir en esclavage le travail – d'une main à une autre , d'une fraction des classes dominantes à une autre . Il avait été pour les classes dominantes un moyen d'asservissement et de lucre . Il avait puisé des forces nouvelles dans chaque changement nouveau . Il avait servi d'instrument pour briser tout soulèvement populaire , pour écraser les classes laborieuses après qu'elles eurent combattu et reçu l'ordre d'assurer le transfert de ce pouvoir d'un groupe de ses oppresseurs à un autre groupe . Ce ne fut donc pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d'Etat , légitimiste , constitutionnelle , républicaine ou impériale . Ce fut une révolution contre l'Etat lui-même , cet avorton surnaturel de la société : ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale . Ce ne fut pas une révolution faite pour transférer ce pouvoir d'une fraction des classes dominantes à une autre , mais une révolution pour briser cet horrible appareil même de la domination de classe . »

EN 1918 , LENINE VEUT AUSSI BRISER L'ETAT

En 1918 , c'est encore cette thèse que l'on entend chez Lénine . Réfutant Vandervelde et Kautsky , il les accuse de citer de Marx et Engels tout ce qu'on veut , sauf ce qui est absolument inacceptable pour la bourgeoisie , ce qui distingue le révolutionnaire du réformisme :

« Tout ce que l'on veut en ce qui concerne la conquête du pouvoir politique par le prolétariat puisque pratiquement la chose est déjà confirmée dans un cadre uniquement parlementaire Que Marx et Engels aient jugé nécessaire , après l'expérience de la Commune , de compléter le Manifeste communiste partiellement vieilli par l'explication de cette vérité que la classe ouvrière ne peut pas simplement s'emparer de la machine d'Etat toute prête , qu'elle doit la démolir , là-dessus pas le moindre mot ! Vandervelde , de même que Kautsky , comme s'ils s'étaient entendus , passe sous silence absolu ce qu'il y a justement de plus essentiel dans l'expérience de la révolution prolétarienne , ce qui distingue justement la révolution prolétarienne des réformes bourgeoises . »

EN MAI 2005 LE PEUPLE FRANCAIS A DIT NON A L'ETAT EUROPEN

Le 29 mai 2005 , à sa façon , le peuple français faisait une sorte de révolution ! Il disait NON au Traité constitutionnel européen qui aurait couronné la création et l'existence d'un véritable Etat européen ! Nous étions bien là dans les prolongements , tout à la fois concrets et théoriques , des enseignements que Marx avait tiré de l'expérience de la Commune ! Par son vote souverain , le peuple français « brisait » bien le processus de construction de cet Etat européen ! Il fallait à nouveau tirer tous les enseignements de cette décision souveraine d'une importance capitale !

Pour leur part , le lendemain , le 30 mai 2005 , Alain Bocquet , Francis Wurtz , Marie-George Buffet , Nicole Borvo , dirigeants du PCF et dotés de mandats électoraux, s'adressaient en ce sens au Président de la République :

« Le peuple a rendu ce dimanche un verdict sans appel dans les urnes . A l'occasion du référendum , il a rejeté le traité établissant une Constitution pour l'Europe qui lui était soumis.

« En conséquence , il apparaît nécessaire que vous retiriez votre signature , engageant la France sous réserve de ratification , au bas de ce document .

« Vous avez dit vouloir « tenir compte » de l'expression de la souveraineté populaire . Le premier geste à faire , symboliquement , nous semble être celui-ci . »

LES TRAITES SONT FORCLOS

Ainsi donc , dans la plus grande clarté , ces dirigeants du PCF prenaient acte de ce que cette mouture du Traité constitutionnel était rejetée par le peuple français , qu'elle n'avait donc plus aucune légalité . Le Traité était forclos , et ce d'autant que le peuple hollandais prononçait le même verdict !

On connait les tribulations politiciennes qui conduisirent les instances dirigeantes européennes , y compris françaises à s'asseoir sur la volonté démocratiquement exprimée par les peuples français et hollandais , et à s'orienter vers une nouvelle mouture , copie conforme de la précédente , celle du Traité de Lisbonne , laquelle bien évidemment devrait éviter d'être confrontée à nouveau à des référendums et seulement soumise aux parlements nationaux bien plus dociles et favorables que leurs peuples à la poursuite de la construction de l'Etat européen . Bref , un véritable déni de démocratie !

Ce mode parlementaire de ratification n'était pas , hélas pour les porteurs du projet , possible en Irlande où le recours au référendum était légalement obligatoire pour ce faire . Las , le vote majoritaire des Irlandais en faveur du NON au Traité de Lisbonne remettait à nouveau tout en question !

Le 13 juin 2008 , le PCF donnait son opinion . Le peuple irlandais « a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés , la pression sur les dépenses publiques et les salaires , le sacrifice des services publics , LA MILITARISATION DE L'UNION EUROPEENNE...Le NON irlandais est porteur de la promesse d'un nouvel avenir pour l'Europe . Engageons-nous dans cette voie . »

Cependant , pour ce faire , le PCF devait constater que le Traité de Lisbonne était mort-né :

« La présidence française qui s'ouvre dans quelques jours doit proposer d'arrêter le processus de ratification et d'engager l'élaboration d'un nouveau traité fondateur de l'Union européenne sur de tout autres bases et dans de toutes autres formes , rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise . »

Pour ma part , je ne suis pas pour un nouveau Traité de Rome mais je prends note de ce que en juin 2008 le PCF reconnaît alors qu'avec le NON irlandais au Traité de Lisbonne , c'est l' ensemble des traités constitutifs de ladite « Union européenne » qui n'ont plus de valeur légale ! Bref , l'Union européenne , en fait l'Etat européen , n'existe plus !

DES REVOLUTIONNAIRES FATIGUES

En ce début de printemps 2009 , les temps apparaissent avoir changé ! Les révolutionnaires fatigués d'aujourd'hui – mais sont-ils même encore révolutionnaires – n'ont plus d'ambition forte face aux tenants de l'Europe du capital , face à cet Etat europén nouveau carcan des peuples du continent .

Ainsi acceptent-ils aujourd'hui de considérer comme valables et existantes des structures de cet Etat européen , tel le Parlement européen , qui ne sont pourtant que l'application des traités reconnus n'avoir plus de légitimité de par la souveraineté des peuples !

Ainsi acceptent-ils d'apporter leur caution aux viols renouvelés perpétrés à l'encontre de la volonté des peuples !

NE PAS ACCEPTER LE VIOL DES PEUPLES

D'autres que moi l'ont également dit , et l'ont dit sans ambiguïté , tel Jacques Nikonoff , ancien Président d'ATTAC :

« Il faut que toute la gauche s'y fasse et le reconnaisse , l'Union européenne n'est pas un cadre aménageable . Elle est à déconstruire pour que les peuples réapprennent à disposer d'eux-mêmes tout en retrouvant les voies de la solidarité internationale . L'idée même d'une « autre Europe » est devenue obsolète dès lors que l'oligarchie rejette la démocratie . Elle est en train de bâillonner les peuples d'Europe , elle est un garot , un noeud coulant qui étouffe l'espoir Cette Europe ne sera jamais sociale , ni démocratique , ni féministe , ni écologiste...

« Sortir de l'Union européenne n'est pas une stratégie seulement applicable à la France . Nous considérons que tous les pays doivent sortir de ce système monstrueux...pour rebâtir des coopérations entre pays européens , sur les décombres de l'eurolibéralisme ! C'est tout le contraire du nationalisme... c'est une démarche internationaliste ... »

Et Jacques Nikonoff de citer Jean Jaurès dans « L'armée nouvelle » :

« Ce qui est certain , c'est que la volonté irréductible de l'Internationale est qu'aucune patrie n'ait à souffrir dans son autonomie... C'est dans l'Internationale que l'indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c'est dans les nations indépendantes que l'Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles . On pourrait presque dire : un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène . Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène . »

lundi 26 janvier 2009

Soutenons Lounis Ibadioune !


Attention, ça se durcit ! Lounis Ibadioune est poursuivi par la « justice ». Son crime ? Avoir vendu l’Humanité Dimanche dans la rue.

Ouvrier du Livre aux NMPP, militant communiste parisien de la Goutte d’Or, Lounis Ibadioune vend l’Huma Dimanche à la criée depuis plus de 20 ans sur le marché Dejean, au cœur du 18e arrondissement. En février 2007, sans crier gare, les pandores lui ont dressé un procès verbal de 172€ pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». Affaire sans suite jusqu’en mars 2008, date à laquelle arriva une amende que Lounis a bien sûr refusé de payer. Après une première convocation au tribunal en décembre dernier, il passera devant un juge du Tribunal de proximité, rue de Cambrai, le 18 février 2009.

« En refusant de payer une amende invraisemblable, Lounis fait un grand acte politique, assure Henri Malberg, président de la société des lecteurs de l’HD. Dans la France qui dérape vers un pouvoir autoritaire, il n’y a pas de petit combat quand il s’agit de la liberté. » Comme le souligne Gérald Briant, adjoint au maire du 18e arrondissement de Paris, l’amende donnée à Lounis n’est pas « le fruit du hasard ». Les signes liberticides s’accumulent à très grande vitesse. Pour Lounis, il ne s’agit pas non plus d’une bavure. C’est une tentative d’intimidation qui vise l’ensemble du mouvement social. Cette histoire aberrante est un nouveau ballon d’essai pour tester notre capacité à réagir - ensemble - contre l’arbitraire.

L’Humanité Dimanche a créé un comité de soutien et organise la mobilisation. Une pétition circule. Cette affaire nous concerne tous, que l’on soit militant ou non, que l’on soit communiste ou non. Vous connaissez le poème attribué au pasteur Martin Niemöller : « Lorsqu’ils sont venus chercher les communistes. Je me suis tu, je n’étais pas communiste… »

C’est la liberté d’expression et la liberté de la presse qui sont visées. Aujourd’hui un vendeur de l’HD est harcelé, demain ce seront des vendeurs de Rouge, du Monde libertaire et de tous les journaux indésirables dans le Sarkoland. À ce train-là, anarchistes, communistes et tous les frères ennemis de la famille anti-capitaliste vont devoir se serrer les coudes face à la répression. Chiche !

Pour adresser vos messages de soutien à Lounis, écrivez à cette adresse.

Informations au comité de soutien à Lounis Ibadioune c/o HD 164 rue Ambroise-Croizat 93528 Saint-Denis CEDEX et au 01 49 22 72 41.

mercredi 31 décembre 2008

DON DE SANG

LE DON DE SANG : éthique santé et solidarité ou bisness injustice et charité ?


> Message du 02/12/08 07:47
> Objet : Fw: tr: TR : Message très urgent
>
CECI EST UN APPEL AU SECOURS

VENANT DU C.H.U D'ANGERS : MERCI DE LIRE ET DE FAIRE SUIVRE AU PLUS GRAND NOMBRE DE GENS QUE VOUS CONNAISSEZ.

Dr MATHIEU RIGAUDEAU , ASSISTANT CHEF DE CLINIQUE SERVICE DES MALADIES INFECTIEUSES ET REANIMATION MEDICALE AU C.H.U. DE NANTES - TEL: 02.41.28.42.87 - FAX: 02.41.28.26.52

BONJOUR,

AURIEZ-VOUS LA GENTILLESSE DE FAIRE SUIVRE CE MAIL A TOUTES VOS LISTES D'ENVOIS ? MERCI DE VOTRE IMPLICATION.

SI VOUS CONNAISSEZ UNE PERSONNE DE GROUPE 'A' RHESUS NEGATIF (TRES RARE), ET SI CETTE PERSONNE EST DE PREFERENCE DE SEXE MASCULIN ET AGEE DE MOINS DE 25 ANS, ALORS ELLE POURRA PEUT-ETRE AIDER NOELIE - 1 AN ATTEINTE D'UNE LEUCEMIE RARE A BENEFICIER D'UNE GREFFE. LE DELAI EST TRES COURT : 2 MOIS CONTACTER L'ETABLISSEMENT FRANCAIS DU SANG DE BOIS-GUILLAUME AU 02.35.60.50.. 50 NOELIE EST POUR LE MOMENT HOSPITALISEE A ANGERS (49) POUR CONTACT : FABIENNE HALOPEAU - NORMANDIE Est SERVICE.. TEL: 02.31.65.60.51 FAX: 02.31.64.21.76 FAITES SUIVRE CE MAIL, C'EST SERIEUX. PS: A CEUX QUI EN ONT MARRE DES CHAINES: ON VA UTILISER L'ARGUMENT BANAL MAIS VRAI: SI CA VOUS ARRIVAIT, VOUS AIMERIEZ BEAUCOUP QUE LES GENS RENVOIENT CE MAIL, ET PEUT-ETRE, TROUVER UN DONNEUR

MERCI, CECI NE PRENDRA QUE 2 MINUTES DANS VOTRE VIE


Salut et fraternité,

Ce genre de message circule sur Internet depuis pas mal de temps et j'ai déjà reçu un appel du même genre pour Noélie.

Je pense qu'il faut s'en méfier pour plusieurs raisons :

- Ancien donneur de sang et du rhésus concerné (mais toujours donneur d'organe inscrit à l'ADOT), je dépends d'un centre de transfusion sanguine (Dax) qui me contactait directement en cas de besoin.

Tous les C.H.U sont en relation directe avec le réseau des centres de transfusion sanguine et pour cause!.

De plus, cela garantit la qualité (a cause de cela je ne peux plus donner), l'anonymat et le bénévolat du donneur. Il me paraît essentiel de préserver cette éthique des établissements français du sang.

Par contre il me paraît nécessaire dans notre entourage à commencer par le plus proche d'inviter à la pratique du don de sang et à l'inscription comme donneur d'organes. C'est un travail de conviction intime afin de répondre véritablement aux besoins, car il y a beaucoup Noélie, non seulement en France mais également dans le monde puisque, fort heureusement, les banques de données fonctionnent à l'échelle internationale.

Politiquement, il faut exiger beaucoup plus de moyens pour les établissements français du sang qui souffrent comme les hôpitaux et notre système de santé en général, des politiques libérales de mise en concurrence et de "maîtrise comptable des dépenses de santé".

En venir au système américain dans ce domaine, serait une terrible régression.

Exigeons également qu'une information plus massive ait lieu au niveau des médias nationaux afin d'inciter au don de sang et dérivés, comme au don d'organes.

La "Téléthonmania" orientée pour promouvoir la charité sur des questions de santé publique par les ténors du pouvoir et des médias, alors que la Sécurité Sociale est saccagée par les même, pourrait être une bonne occasion pour les honnêtes gens engagés avec "leurs tripes" de promouvoir l'esprit solidaire qui prévaut par le don de sang et d'organes, tout autant que par le don d'argent.


Bien amicalement

Georges Darricau

jeudi 20 novembre 2008

Défendons l’école Publique !

La très grave crise que nous traversons suscite partout des inquiétudes tant il est vrai qu'elle révèle la faillite de tout un système, celui de la quête sans fin de profits en dehors de toute rationalité économique et sociale. Loin de s'interroger, de remettre en cause les dogmes libéraux qui nous conduisent à l'abîme, le gouvernement enfonce le clou.

D'abord en volant au secours des banques à concurrence de 360 milliards d'€ (le budget de l'éducation nationale est de 63 M€ toutes dépenses confondues), sans maîtrise publique sur l'utilisation de ces fonds qui vont alimenter l'incendie financier.

Ensuite en profitant de « l'aubaine » de cette crise pour justifier l'austérité budgétaire, notamment pour notre système éducatif, et tenter d'imposer de force en France comme partout ailleurs, le même modèle, forcément libéral.

Ecole, le copier/coller libéral de Sarkozy et Darcos

Loin de penser l'école dont nous avons besoin, le gouvernement profite de ce qui ne fonctionne pas pour tout casser et pour appliquer ici et clé en main, le projet mis en place par tous les gouvernements libéraux du monde entier.

Dénonçons les arnaques !

La scolarité est de plus en plus décisive pour l'avenir des enfants. Les diplômes sont la meilleure arme contre le chômage, surtout en temps de crise. Depuis les origines de l'école publique, des avancées ont eu lieu : dans toutes les classes sociales, on étudie plus longtemps et plus de choses que les générations précédentes. Mais les inégalités demeurent : la proportion de familles privilégiées est plus grande dans les filières longues et élitistes ; les chances de s'approprier les savoirs ne sont toujours pas égales.

Face à ce constat, derrière les mensonges, la politique injuste de la droite et du patronat forme un projet d'ensemble :

  • conduire 50% d'une génération au niveau Licence (bac+3) pour former des serviteurs dociles de l'économie capitaliste … sans que cette formation fasse réfléchir trop et réclamer de bons salaires… ils veulent aussi dépenser le moins possible pour les autres 50%... Former ainsi à moindre coût une partie seulement d'individus « rentables » nous enfoncerait dans la crise économique et le gâchis humain sans avenir.
  • mort annoncée des réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RAZED) animés par des enseignants spécialisés et formés précisément pour ces problématiques.

    Signez la pétition en ligne Sauvons les RASED en cliquant ici.

  • réforme du lycée pour « orienter » tous ceux qui dépassent les 50%, comme si l'école devait être une machine à éliminer plutôt qu'à faire progresser.
  • affaiblissement qualitatif du bac pro passant de 4 à 3 ans.
  • au collège et à l'école élémentaire réduction du socle commun (objectifs pédagogiques à plusieurs vitesses) et renvoi hors l'école du traitement de la difficulté scolaire : inutile pour la droite de donner à tous les élèves les mêmes outils de pensée.
  • suppression de l'école maternelle qui prépare à l'entrée au CP ; suppression de la carte scolaire et du mélange des populations ; suppression de 3.000 postes d'enseignants qui font du soutien ; suppression de la formation des enseignants, du nombre de postes et du statut de fonctionnaire : tout cela est logique pour ceux qui ne veulent pas d'une égalité d'enseignement !
  • obligation faite aux villes et départements par les nouvelles lois de financer les écoles privées quand la droite organise la pénurie du public : et ce serait aux familles de payer par l'impôt !
  • diminution du temps de classe (samedi matin) pour enseigner davantage de savoirs (langue étrangère, etc.) : aux familles qui savent ou qui peuvent payer de compléter puisque l'enseignant ne pourra pas tout faire !

Imposons un autre projet pour l'école, plus juste,
pour un progrès de toute la société

Voici 5 grands axes pour un autre projet d'ensemble, lancés dans le livre « École : en quête d'avenir » publié par le réseau école du PCF.

1. Les mêmes apprentissages scolaires ambitieux pour tous

L'école doit préparer les enfants à ce qui les attend en tant qu'adulte. Le monde de demain verra des inventions toujours plus élaborées, complexes : il faut donc former les élèves à maîtriser (comprendre et retenir) une grande gamme de savoirs qui développent des capacités de réflexion plus grandes. C'est un besoin pour tous les élèves, et pas seulement pour une partie d'entre eux. Enseigner une culture commune à tous les futurs citoyens, c'est s'assurer que notre société sera soudée, fondée sur le partage et non pas sur la concurrence, le gâchis et le chaos du capitalisme.

> Redynamisons la maternelle et tous les niveaux, allongeons la scolarité jusqu'à 18 ans, redéfinissons les programmes scolaires pour former des esprits critiques, curieux d'apprendre des connaissances diverses.

2. Contre les inégalités : l'école à l'école

Tous les élèves peuvent apprendre ce qui est enseigné, mais pas dans les conditions d'aujourd'hui, encore moins avec les réformes de la droite. D'autres conditions sont possibles :

> Création d'un plan d'urgence contre les inégalités scolaires avec maintien du traitement de la difficulté scolaire dans la compétence de l'école. > Sur dix ans, finançons un programme de recherche pour comprendre l'échec scolaire, pour aider les professeurs et améliorer leur formation. > En 5 ans pré-recrutons chez les étudiants 150.000 enseignants et 45.000 personnels comme fonctionnaire d'État assurant le même objectif dans toutes les villes et formons les pour relever le défi de la réussite scolaire de tous les élèves.

3. Le pouvoir de décision collective

L'éducation à la citoyenneté est au cœur du processus éducatif, et les choix pour l'école concernent toute la société, tous les citoyens. Les établissements scolaires doivent être conçus, dans leur mode d'organisation et de fonctionnement, comme de véritables lieux d'exercice d'une démocratie participative et citoyenne pour tous les partenaires : personnels, parents, élèves et étudiants.

> Création d'un réel statut de « bénévole associatif » pour les parents délégués ; > Statut de « Citoyen en formation » pour les élèves, impliquant les droits de réunion, d'association, d'expression politique et syndicale > Prise en compte réelle des revendications pédagogiques et professionnelles des personnels éducatifs (enseignants et ATOSS)

4. Diplôme = qualification = salaires augmentés. Sécurisons les parcours d'emploi et formation !

La formation professionnelle ne doit pas seulement former au poste de travail, mais aussi à une réflexion plus large pour des changements de postes futurs.

> Assurons et développons la reconnaissance des qualifications qu'apportent les formations scolaires et professionnelles (donc leur traduction en salaires revalorisés) dans les conventions collectives menacées.

5. Des conditions matérielles et financières pour transformer l'école et la formation

A l'inverse des projets de la droite, les 4 premiers axes de ce projet impliquent de changer l'école non pas pour la réduire, mais pour la relancer, pour lui faire passer un nouveau cap de démocratisation scolaire. Pour mettre en œuvre les propositions qui précèdent, il faut des moyens.

> Doublons le budget du ministère de l'Éducation Nationale (de 63 Milliards d'euros aujourd'hui) pour éviter les inégalités de traitement entre les villes et les familles lors de la formation initiale. Avec quel argent ? On nous a longtemps raconté qu'il n'y avait pas d'argent et que les services publics en France et en Europe devaient être réduits. Mais aux dernières nouvelles, Sarkozy lâche 360 Milliards d'euros pour protéger les spéculateurs de la crise qu'ils ont provoquée.

Les communistes entendent travailler à bousculer la fatalité avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent. Il faut une véritable insurrection intellectuelle face à ce projet régressif. Ensemble, nous avons la force de penser et d'imposer une alternative.